Tunis: Il abuse de sa voisine et écope de cinq ans de prison





Indépendamment des statistiques et des études ayant traité la question de la violence, il y a matière à interrogation lorsqu’il s’agit des causes de ce fléau et des motivations des délinquants. Car s’attaquer gratuitement à de paisibles citoyens pour la simple raison qu’il faut agresser quelqu’un, nous incite à croire que le phénomène est d’origine psychologique... Tunis-Le Quotidien Marc Dutroux ne cessait de rigoler alors que les spécialistes en criminologie, en psychanalyse et en sociologie tentaient de lui arracher la moindre information susceptible de les aider à comprendre et déchiffrer les traits de personnalité de ce pédophile doublé d’un tueur en série qui a fait trembler toute la Belgique et même la France en enlevant des fillettes pour abuser d’elles et les tuer ensuite. On a beau imaginer qu’il s’agit d’un réseau de pédophiles dont le caractère pervers et l’obsession ont dépassé toutes les limites, mais finalement on s’est résigné à l’idée qu’un simple malade mental a “choisi” de s’exprimer par la violence. A vrai dire, Marc Dutroux était, de l’avis du professeur Stewart, psychanalyste et spécialiste en criminologie, l’exemple type de l’individu qui s’est démarqué de toutes les formes classiques et conventionnelles de communication pour basculer dans la violence qui reste, pour lui, le seul et le plus sûr des moyens d’expression. A chaque meurtre commis, il y avait un message adressé à la société et puisqu’il a choisi de prendre pour cible les petites filles lesquelles, semble-t-il, étaient violées avant d’être tuées, il voulait faire comprendre aux autres qu’il tient en otage l’avenir et la continuité de cette société. Pour Marc Dutroux, une fille est le symbole de la fertilité. La tuer, c’est “tuer” cette fertilité. Seulement, sans trop insister sur les motivations de Marc Dutroux, l’on reste sûr, au moins d’une chose, à savoir que ses actes relèvent de la violence gratuite. Et c’est dans ce registre que se situe la présente affaire examinée récemment par le tribunal de première instance de Tunis. Les faits remontent au mois de juillet 2004. Nous sommes en pleines vacances d’été et l’ambiance estivale encourageait à se permettre quelques excès. C’est que tous les soirs et pour fuir la chaleur suffocante de sa maison, ce quadragénaire avait choisi d’investir le toit où il veillait jusqu’à des heures tardives en se rafraîchissant avec quelques bières tout en suivant des émissions télé. Il faut dire que tous les habitants de la Médina de Tunis faisaient de même. Seulement au lieu du toit, les femmes et les filles veillaient dans la cour de leur maison. Et comme elles étaient chez elles, les femmes et les filles étaient légèrement vêtues et même elles ne faisaient pas attention au regard de l’autre, puisque cet autre est toujours un proche à qu’il est interdit d’avoir la moindre tentation envers ces femmes. Ce n’est pas le cas de ce voisin qui comptait tous les soirs les étoiles et qui n’a pas tardé à en découvrir une tout près de lui. Juste, en bas, il y avait une femme qui s’est allongée sur un matelas à même le sol non sans trop s’occuper de son corps qui, à moitié nu, laissait entrevoir des parties très intimes qui ont attiré l’attention du voisin lequel, ne pouvant retenir son souffle, a sauté à l’intérieur de la maison demandant tout bonnement à sa voisine de s’offrir à lui. Se défendant comme elle pouvait, la jeune dame a perdu l’équilibre avant de tomber et percuter une estrade en pierre dressée au beau milieu de la cour de la maison. Touchée en pleine tête, elle perdit connaissance au grand bonheur de son agresseur qui en a profité pour abuser d’elle tranquillement. Mais elle fut sauvée in extremis par une autre voisine qui a eu l’idée de boire un verre de thé chez elle. Alertés, les agents de police ont procédé au transport de la victime dans un hôpital de la place où elle a été soignée avant de se rétablir et décider de porter plainte à l’encontre de son voisin. Traduit récemment en justice, celui-ci a écopé de cinq ans de prison ferme. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com