Les jeunes et l’épouse idéale : Belle, active et non soumise





Pas facile de choisir la femme avec laquelle on va partager tout le reste de notre vie pour le meilleur et pour le pire ! Chacun a une vision et des critères de choix concernant son futur partenaire. La conception d’une bonne épouse diffère d’une personne à une autre. Comment les jeunes qualifient-ils une bonne épouse? Optent-ils toujours pour les mêmes critères que ceux de nos parents et ancêtres? • Tunis - Le Quotidien Une jolie “miss” avec des yeux en amandes, issue d’une bonne famille, instruite, douce et maîtrisant parfaitement l’art culinaire et les tâches ménagères ne déplairait pas, à priori, à la majorité des hommes. Cela dit, certains cherchent d’autres critères qui ne seraient pas moins importants pour leur sélection. Aymen 22 ans, étudiant originaire du Sahel, garde toujours des critères de sélection conformes aux normes “sahéliennes”. “D’abord, il faut qu’une épouse maîtrise l’art culinaire. Il faut aussi qu’elle sache gérer les affaires du ménage. Certes je tiens de mes ancêtres, mais actuellement il y a d’autres considérations qui rentrent en jeu. Avec mon niveau universitaire, je ne pourrai pas m’entendre avec une fille illettrée ! Elle doit avoir au moins un niveau proche du mien. En outre, elle devrait avoir un physique acceptable et un caractère souple. Je n’aime pas toutefois les femmes soumises. Je veux qu’elle ait de la personnalité sans être pour autant envahissante ou désobéissante”, dit-il. Amine Kassem, 24 ans, technicien supérieur pense qu’une bonne épouse est un… “mélange” de petites choses. “En premier lieu, elle doit être agréable à voir. Un smig de beauté est absolument obligatoire… Tout de même je ne peux pas vivre avec une femme qui me donne la nausée en la voyant se lever de bon matin!”, dit-il. Amine ne limite pas ses critères de sélection à l’aspect physique, la liste semble aussi longue que variée. “En second lieu, elle doit être pure. Je ne pourrai pas épouser une femme qui a un “historique trop riche!”. Une bonne épouse doit avoir aussi assez de force pour négocier et peser le pour et le contre sans être trop envahissante. Toutefois, j’espère qu’avec toutes ces qualités, elle maîtrise les tâches ménagères et l’art culinaire, mais je ne serais pas trop exigeant sur ce point”, dit-il. Adel Machergui, 28 ans, technicien trouve qu’il a l’âge de songer sérieusement à convoler en justes noces. Adel trouve qu’une épouse est jugée selon les trois points qu’a cité notre Prophète Mohammad: “Sa religion, sa beauté et ses biens”. “Je ne cherche pas une créature de rêve, il suffirait qu’elle ait un physique agréable, c’est tout. Mais ce qui prime pour qu’elle soit considérée comme une bonne épouse, c’est sa moralité. Et c’est un point sur lequel je ne négocierai jamais. Elle doit être respectable, et avoir de la noblesse… Ce sont des points sacrés pour moi. J’espère toutefois qu’elle ait un poste stable et digne, parce que la vie est dure de nos jours. Cela dit, je préfère avoir les moyens qu’il faut pour avoir le pouvoir économique absolu. Ainsi, elle se contentera d’être la maîtresse de son foyer. Je veux aussi qu’elle ne soit pas simplette. Une femme est un partenaire à part entière qui doit raisonner, communiquer et tout partager avec nous”, dit-il. Zied Zerni, 25 ans a quasiment les mêmes critères de sélection. Sauf qu’il a un autre rêve. “Comme toute la gent masculine je conçois une bonne épouse comme une personne ayant un physique acceptable, un bon tempérament, une assez forte personnalité mais je ne veux surtout pas qu’elle soit molle. J’aime les femmes actives et intelligentes qui ont de l’ambition et qui nous poussent toujours vers l’avant. Une Tunisienne qui vit à l’étranger pourrait m’intéresser. Franchement, à l’heure actuelle il est impossible que la barque soit menée par une seule personne”, dit-il. Autrefois, une bonne épouse était celle qui avait des kilos superflus qui marquent davantage ses rondeurs, un vrai cordon bleu et une parfaite maîtresse de la maison totalement soumise et obéissante, issue d’une bonne famille de renom. Les choses ont changé à présent. Certes, les jeunes tiennent encore à la moralité d’une épouse, mais une bonne épouse des années 2000 ne semble avoir rien en commun avec celle d’antan… A.C.O.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com