«Viva Carthago» : Un nouveau-né enfin en boîte!





Le 31 août 2005 “Viva Carthago”, cette première série de dessins animés tunisienne sera prête pour la diffusion. L’aventure qui a été lancée il y a presque une année, semble donner ses fruits. Une balade curieuse dans les coulisses de cette scène. C’est au siège de Cinétéléfilms, sis au 10 rue Ibn Khaldoun, et plus précisément au deuxième étage qu’on a planté le Centre d’études et d’exécution de “Viva Carthago”. Un projet avant-gardiste qui va faire de la Tunisie le cœur battant de la production de dessins animés non pas uniquement en Afrique mais aussi en Europe. Treize épisodes de 26 minutes vont mener “Viva Carthago” à plusieurs écrans internationaux traduisant le savoir-faire tunisien dans un secteur qui a été accaparé par les Asiatiques. Le dernier épisode est déjà en chantier; les responsables de la production nous expliquent que le treizième épisode en est déjà à l’étape de l’animation et cela veut dire que 75% du travail est réalisé. Plusieurs ateliers ont été lancés pour donner le jour à cette production grandiose, à ce rêve qui a longtemps habité l’esprit et le cœur de Ahmed Bahaeddine Attia. Signés par Laurent Rullier et Fabrice Ziolkowski d’après l’idée de A. Bahaeddine Attia, le scénario n’a pu passer à l’exécution qu’après la validation de l’atelier d’études et de recherches historiques présidé par l’historien Mohamed Hassine Fantar. Pour arriver à des résultats persuasifs, Cinétéléfilms a opté depuis le lancement de ce projet, premier de son genre en Tunisie, à former des jeunes “maîtrisards” en différentes spécialités artistiques dans des écoles de renom en matière de production des dessins animés. Cent dix jeunes qui ont fait des arts et métiers ont bénéficié de cette formation. Actuellement, l’équipe se compose de 70 cadres divisés sur plusieurs ateliers pour assurer les tâches de trois étapes de production: la pré-production, la production et la post-production. Model Pack, Story, Vidéo Board, Layout, l’animation, le painting, le composting, le montage image, le montage son et le mixage, des mots techniques qui résument les différentes étapes précédant l’étape du “PAD”, c’est-à-dire “prêt à diffuser”. Un nouveau jargon que seuls les spécialistes peuvent décoder. Pour ces jeunes, il faut leur demander simplement un “Model Pack” pour qu’ils nous ramènent un gros dossier où les spécialistes ont mis noir sur blanc les composantes du scénario (les personnages, les accessoires, les décors…) portant les différentes indications via uniquement le dessin. Passion et enthousiasme se rencontrent chez les jeunes qui ont vu ce projet en voie de concrétisation après un long travail. Prêt déjà en deux langues: l’arabe et le français, “Viva Carthago” sera diffusé sur les écrans de la télévision tunisienne, F3… des négociations avec Rai 2 sont en cours. Suite à ça, les producteurs de cette série tentent de traduire “Viva Carthago” en deux autres langues: l’anglais et l’italien pour les besoins du marché”. Imen ABDERRAHMANI _________________________________ Flashs • Dix millions de dinars tunisiens sont le coût de ce dessin animé destiné aux enfants âgés entre 6 et 10 ans. • “Viva Carthago” s’inscrit dans le cadre du projet Euromédiation et il bénéficie du soutien de plusieurs parties: l’Union européenne, le ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, l’Agence Nationale de l’emploi et du Travail indépendant, ministère de l’Emploi, Etablissement de la Radio et de la Télévision tunisienne, l’Ambassade de France en Tunisie, l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie. I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com