La Turquie se disculpe





Le Quotidien-Agences Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'est déclaré déçu du rejet par la France et les Pays-Bas de la Constitution européenne mais a estimé que la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne n'était pas la cause de ces deux "non". "En France, il n'y a eu aucun sentiment anti-turc", a affirmé Erdogan lors d'un entretien accordé à l'Associated Press (AP) dans sa résidence officielle à Ankara. "Ce sentiment existait aux Pays-Bas, mais, même là-bas, le chômage, l'économie et la sécurité étaient les principales préoccupations", a-t-il ajouté. Le Premier ministre turc a reconnu que l'issue des référendums français et néerlandais étaient un échec. "J'aurais souhaité que les résultats en France et aux Pays-Bas soient différents", a-t-il déclaré, estimant qu'ils avaient créé "un climat négatif. Mais, a-t-il souligné, "une Union européenne en passe de devenir une puissance mondiale surmontera cela". Recep Tayyip Erdogan a également répété qu'Ankara était déterminée à intégrer l'UE et que son gouvernement espérait que les 25 soutiendraient sa candidature lorsque les réformes nécessaires à son entrée seront achevées. Dans 10 à 15 ans, l'UE "sera un carrefour de civilisations. Elle deviendra une puissance mondiale grâce à l'adhésion de la Turquie", a-t-il affirmé. "Nous sommes au-delà de savoir si nous devons adhérer ou pas", a-t-il poursuivi. "Si nous réussissons (à mener les réformes, NDLR), tous les pays membres se montreront justes envers nous".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com