Enseignement Supérieur : La grève administrative suspendue…





Le Bureau exécutif issu du congrès de juin 2003, du syndicat général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SGESRS), vient de décider de suspendre la grève administrative à laquelle il avait appelé dans le but d’inciter le ministère de l’Enseignement supérieur à reconnaître sa légitimité. L’intérêt des étudiants pris en otage dans une crise de représentativité syndicale est, a priori, à l’origine de cette décision... Tunis - Le Quotidien La décision a apaisé les craintes des étudiants, parents, universitaires et ministère de tutelle. Rendue publique hier dans une motion du Conseil sectoriel représentant le Bureau exécutif du SGESRS issu du congrès de juin 2006, cette décision marque une nouvelle tournure dans la vie au sein des universités tourmentée depuis l’année 2001 en raison d’une querelle intestine opposant les deux bureaux exécutifs du syndicat se disputant la légitimité. Les observateurs rompus aux spécifités de l’action syndicale dans nos murs estiment que la Centrale syndicale est, plus que jamais, appelée à prendre le taureau par les cornes pour aplanir les divergences entre les “frères ennemis” du SGESRS et mettre fin à la crise de la représentativité syndicale dans le secteur. En d’autres termes, “le Bureau exécutif de l’UGTT est appelé à revoir son soutien inconditionnel au Bureau exécutif issu du congrès de juin 2003”, souligne une source proche du Bureau exécutif du SGESRS issu du congrès d’octobre 2001 dissous par le Bureau exécutif de la Centrale syndicale qui l’avait “cautionné” au lendemain du congrès. Ces sources précisent que la grève administrative observée, selon les statistiques officielles, uniquement par 470 universitaires sur un total de 16 mille enseignants, a montré “la faible représentativité du bureau instigateur de la grève”. Et d’ajouter que “la décision de suspendre la grève administrative a été dictée par le renoncement des plus grandes facultés à poursuivre la grève et non pas un acte démontrant le patriotisme et les bonnes intentions du Bureau exécutif issu du congrès de juin 2003”. La motion du Conseil sectoriel ayant pris la décision de suspension souligne, toutefois, que “l’intérêt des étudiants, le bon déroulement de la correction des examens et la préservation de la crédibilité des diplômes tunisiens ont été à l’origine de la suspension de la grève tout en réaffirmant que le Bureau exécutif issu du congrès de juin 2003 s’attache à sa légitimité. Décidément, l’épisode de la grève administrative est bel et bien terminé mais le feuilleton de la crise de la représentativité syndicale dans le secteur de l’enseignement supérieur est toujours loin de connaître son épilogue... W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com