Enseignement supérieur privé : Rejet définitif de la sous-traitance ?





Considéré comme une bouée de sauvetage pour le secteur de l’enseignement supérieur privé en lente agonie depuis quelques années, la sous-traitance serait rejetée par le ministère de l’Enseignement supérieur. Des dépôts de bilan en série ne sont plus à exclure, désormais, au sein des dix-sept établissements universitaires privés... Tunis - Le Quotidien Après avoir été sur le point d’aboutir à des résultats palpables, le projet de sous-traitance en vertu duquel l’Etat céderait une partie des nouveaux bacheliers aux établissements universitaires aurait été rejeté par le ministère de tutelle. La Chambre nationale de l’enseignement privé s’attache toutefois à ce projet de sous-traitance. “L’augmentation continue du nombre des bacheliers au fil des années fait peser une lourde charge sur le budget de l’Etat et influe sur la qualité de l’enseignement supérieur public”, souligne une source proche de la Chambre. Le coût de formation d’un étudiant revient à l’Etat entre 5 et 6 mille dinars par an. Au niveau des universités privées, ce coût est, en moyenne, de l’ordre de trois mille dinars seulement”, ajoute cette source. A en croire ces chiffres, le secteur de l’enseignement supérieur privé permettrait de dégager des ressources budgétaires providentielles à orienter vers d’autres secteurs fragiles. Pourquoi le ministère de l’enseignement supérieur aurait-il renoncé alors à la sous-traitance? Des sources proches du ministère font remarquer que les universités privées sont appelées d’abord à assurer une bonne qualité d’études à travers l’amélioration des équipements et le recrutement d’un cadre enseignant compétent. Les investisseurs se déclarent jusqu’ici prêts à répondre à ces conditions. “Il est vrai que certains promoteurs sont des intrus, mais si on n’a pas recours à la sous-traitance, on risque d’avoir des dépôts de bilan en série dans les quelques années à venir puisqu’il est inconcevable que moins de 3 mille étudiants soient inscrits aux 17 établissements universitaires privés pendant l’année universitaire 2004-2005 alors que le programme présidentiel prévoit 30 mille étudiants sur les bancs des universités privées en 2006”, souligne un promoteur. W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com