Bush lance un nouvel avertissement à la Syrie : Le harcèlement continue





Le président américain George W. Bush a lancé un nouvel avertissement vendredi à la Syrie, lui enjoignant de retirer du Liban les membres de ses services de renseignement, accusés de créer un climat "d'intimidation" alors que des élections sont en cours dans ce pays. Le Quotidien-Agences Bush s'est déclaré "perturbé" par les informations faisant état de la présence continue de membres des services secrets syriens au Liban, malgré les pressions pour que Damas mette fin à toute ingérence chez son voisin. "Notre message à la Syrie (...) est que si le Liban doit être libre, la Syrie ne doit pas retirer seulement ses soldats mais aussi les membres de ses services de renseignement", a-t-il souligné, indiquant que c'était également le message des Nations unies et du reste de la communauté internationale. Pour mettre encore davantage la pression sur Damas, le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a confirmé dans l'après midi que les Etats-Unis avaient eu connaissance de rapports faisant état "de listes noires syriennes visant l'assassinat de personnalités libanaises politiques et religieuses d'importance". Quelques heures plus tôt, il avait déjà dénoncé "l'ingérence et l'intimidation" syrienne au Liban et avait enjoint Damas de "respecter dans son intégralité la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies 1559" qui demande le retrait de toutes les forces syriennes. "Cela veut dire que tous ses agents de renseignement doivent quitter le Liban", avait-il insisté. "Nous avons demandé au secrétaire général des Nations unies de renvoyer les équipes de vérification au Liban", a rappelé McClellan. L'Onu a aussitôt annoncé vendredi le retour prochain au Liban de la commission de vérification de l'application de la résolution 1559 qui exigeait le retrait des forces syriennes de ce pays. La date exacte de cette nouvelle mission n'a pas encore été arrêtée, a précisé le porte-parole de l'Onu Fred Eckhard. Un haut responsable du département d'Etat, parlant à la presse sous couvert de l'anonymat, a assuré que la présence d'agents de renseignement syriens n'avait "pas diminué" malgré la promesse de Damas de les retirer. La commission de vérification onusienne avait confirmé le 23 mai le retrait des soldats syriens du Liban après trois décennies de mise sous tutelle de ce pays par Damas. Elle s'était toutefois montrée moins catégorique sur le retrait des membres des services de renseignements, par définition discrets. La fin de l'influence syrienne est une condition jugée indispensable pour la bonne tenue de l'élection législative qui a débuté fin mai dans ce pays et se poursuit encore. "Il est important que tous les Libanais puissent voter sans craindre la violence ou les menaces", a souligné le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com