Réforme de l’assurance-maladie : L’installation du système informatique entrave l’application du nouveau régime…





• Négociations sociales : «Une parfaite entente entre l’UGTT et l'Administration». L’entrée en vigueur du nouveau régime d’assurance-maladie, les difficultés que connaissent les négociations sociales, les équilibres financiers des caisses sociales et l’augmentation du salaire minimum garanti dans les secteurs agricole et non-agricole ont été au centre de la conférence de presse tenue hier par M. Rafaâ Dékhil, ministre des Affaires sociales, de la solidarité et des tunisiens à l’étranger... Tunis-Le Quotidien M. Rafaâ Dékhil a préféré maintenir le flou sur la date précise de l’entrée en vigueur du nouveau régime d’assurance-maladie. «La loi relative à la réforme de l’assurance-maladie adoptée par la Chambre des députés en août 2004 a fixé l’entrée en vigueur du nouveau régime pour le mois de juillet 2005. Ce qui est sûr pour l’instant c’est que la loi sera appliquée à la lettre», a-t-il affirmé. Le ministre a également révélé que certains obstacles entravent l’application de ce nouveau régime. Il s’agit notamment de l’installation des équipements et du système informatique. «La mise en place du réseau informatique reliant toutes les parties concernées et de la Caisse nationale de l’assurance-maladie (CNAM) prend en principe trois années au moins. Cela ne veut nullement dire que nous allons attendre encore trois années pour appliquer la réforme», ajoute-t-il ne signalant que ce dossier concerne tous les Tunisiens. M. Dékhil souligne dans ce même chapitre que cette réforme devrait avancer à pas sûrs pour être cohérente tout en indiquant que le parachèvement des négociations relatives aux questions techniques de la réforme aura lieu dans les quelques semaines à venir. «Nous ne sommes pas prêts à prendre un risque. De nombreuses équipes techniques travaillent d’arrache-pied pour préparer les locaux de la CNAM, installer le réseau informatique et élaborer les conventions sectorielles», fait-il remarquer. * Progrès S’agissant des négociations sociales, le ministre a précisé que les négociations dans le secteur privé connaissent un grand progrès d’autant plus que certaines commissions sectorielles ont déjà attaqué le volet financier. «Il n’y a aucun différend entre le ministère et l’UGTT. Au contraire, l’entente est parfaite entre l’Administration et l’Organisation ouvrière», déclare-t-il. M. Dékhil reconnaît, toutefois, que le déficit énergétique, la concurrence exacerbée que rencontrent les produits tunisiens et le démantèlement des accords multifibres appellent les pouvoirs publics à résoudre l’équation de l’effet des majorations salariales sur les équilibres budgétaires. Côté équilibres financiers des caisses sociales, M. Dékhil a noté que son département a déjà élaboré une stratégie qui concerne l’avenir des caisses sociales à moyen et long termes. Au sujet de l’augmentation du salaire minimum garanti dans les secteurs agricole et non-agricole décidée le 1er mai courant à l’occasion de la fête mondiale du travail, M. Dékhil a précisé qu’elle s’inscrit dans le cadre des augmentations annuelles du SMIG et du SMAG en indiquant que le salaire minimal été augmenté à 23 reprises depuis le Changement, chose qui a été à l’origine d’une augmentation de 108% du salaire minimum garanti (régime 48 heures) et d’une hausse du salaire minimum agricole de l’ordre de 120%. La dernière majoration qui coïncide avec le 6ème round des négociations sociales permettra aux partenaires sociaux de fixer les taux des majorations salariales. D’autre part, le ministre a fait savoir qu’une stratégie de sensibilisation quant à l’importance de la couverture sociale sera appliquée à partir des quelques mois à venir en plus de l’élaboration d’une étude complète sur les procédures, les modalités d’affiliation, d’enregistrement et de paiement des cotisations afin de faciliter la tâche aux assurés sociaux et aux entreprises... Walid KHEFIF


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com