Liban : La justice gèle un mandat d’arrêt contre le général Aoun





Beyrouth-AFP La justice libanaise a décidé hier de geler un mandat d'arrêt contre le général Michel Aoun, un des chefs de l'opposition, ouvrant la voie à son retour samedi au Liban après 15 ans d'exil, a-t-on appris de source judiciaire. "La Cour criminelle de Beyrouth a décidé de geler le mandat d'arrêt par contumace lancé le 24 octobre 2003 contre le général Aoun, ainsi que ses effets, et de reporter le jugement dans cette affaire au 5 juillet 2005", énonce la décision du président de la aCour, Michel Abou Arrage. Ce mandat d'arrêt avait été lancé contre Michel Aoun pour avoir "porté atteinte aux relations du Liban avec un pays ami", la Syrie, après son témoignage en septembre 2003 devant le Congrès américain, qui avait permis l'adoption de sanctions contre la Syrie. La Cour de Justice avait abandonné avant-hier les poursuites contre le général Aoun dans trois chefs d'accusation. Le général Aoun était poursuivi pour "usurpation de pouvoir" pour s'être maintenu à la tête d'un gouvernement transitoire de militaires chrétiens (1988-1990), en dépit de l'élection du président Elias Hraoui. Il était également accusé d'avoir eu des activités politiques en exil en France malgré le fait que l'amnistie qui lui a été accordée lui interdisait d'avoir de telles activités pendant cinq ans. Enfin, le juge Jihad Al-Wadi a considéré que l'accusation de malversations financières n'était pas du ressort de la Cour de Justice. ____________________ Lahoud convoque le collège électoral Le président libanais Emile Lahoud a signé hier un décret pour la tenue des élections législatives à partir du 29 mai, a-t-on annoncé de source officielle. Le décret porte sur la convocation du collège électoral sur la base de la loi électorale de l’an 2000, critiquée par l’opposition libanaise. Les législatives se dérouleront en quatre étapes : le 29 mai à Beyrouth, le 5 juin au Liban sud, le 12 juin dans le Mont Liban (montagne à l’est de Beyrouth) et la plaine de la Békaâ, et le 19 juin au Liban nord. L’opposition est favorable à ce que les élections se tiennent dans les délais constitutionnels, donc aux dates annoncées, mais souhaitait l’adoption d’une nouvelle loi plus représentative notamment en ce qui concerne le vote de la minorité chrétienne.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com