Le Parlement libanais se réunit aujourd’hui : A la recherche d’un compromis





A trois semaines des législatives, le Parlement libanais se réunit in extremis aujourd’hui pour trouver un compromis à une loi électorale, acceptée par toutes les communautés, alors que le Premier ministre Nagib Miqati s’entretient dans la journée avec le chef de l’Onu, Kofi Annan. Le Quotidien-Agences Miqati, accompagné du chef de la diplomatie libanaise, Mahmoud Hammoud, s’est rendu hier à New York pour y rencontrer pour la première fois le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, après le retrait de l’armée syrienne du Liban intervenu le 26 avril. Dans une déclaration adoptée mercredi, le Conseil de sécurité a reconnu “des progrès significatifs et visibles vers la mise en œuvre de certaines dispositions de la résolution 1559”, qui exigeait notamment le retrait des troupes syriennes du Liban. Le Conseil de sécurité de l’Onu a également affirmé l’importance de la tenue d’élections “transparentes” aux dates prévues. La réunion du parlement intervient le jour du retour au Liban, après 15 ans d’exil en France, du général Michel Aoûn, ex-chef d’un gouvernement de militaires chrétiens. A l’instar de l’opposition, le général Aoûn est opposé à la loi électorale en vigueur depuis les dernières législatives de l’an 2000. Mais les députés libanais peuvent encore modifier les termes de la loi pour satisfaire l’opposition, notamment chrétienne, marginalisée lors du dernier scrutin mais qui a aujourd’hui le vent en poupe. Un découpage électoral basé sur des petites circonscriptions permet aux chrétiens de choisir leurs représentants, alors qu’ils sont impérativement liés aux candidats musulmans dans les grandes circonscriptions (Mouhafadha). Après d’intenses consultations avec l’opposition et l’un de ses dirigeants, le leader druze Walid Joumblatt, le président du Parlement Nabih Berri a accepté de convoquer la Chambre. Berri, un allié de Damas, a accepté que des modifications soient apportées à la loi électorale de 2000 pour tenir compte du vote de la minorité chrétienne dans certaines régions. Le compromis disposerait l’adoption des “petites circonscriptions dans tout le Liban, à l’exception du Sud”, qui abrite une majorité écrasante de chiites, où il préconise une grande circonscription, a expliqué Joumblatt. Le Liban est constitué d’une mosaïque de communautés représentées au parlement, ce qui rend les règles du jeu politique sur une base confessionnelle - et fait d’alliance entre clans et partis politiques - extrêmement complexes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com