Abdelkader Belhadj Nasr : L’olivier ne mourra pas





“On gardera la flamme étincelante et flamboyante. C’est la lumière qui triomphera de la pénombre des lieux. On détruira cet écueil qui entrave notre ruée vers la liberté”. C’est de cette façon que Abdelkader Belhadj Nasr introduit son roman paru en langue arabe “L’olivier ne meurt pas”. Dans sa première édition, l’écrit porte le cachet de la Maison arabe du livre. Dans un style érudit et comme on l’aime imagé, l’auteur met sur papier l’histoire d’un pays livré à une guerre qui s’en prend à tout sur son passage. De son écrit se dégage une odeur de souffre et le crépitement du bruit sec d’une guerre désolante. Tous commence par la traduction subtile d’un bouillonnement intérieur du personnage principal: un simple cordonnier qui vit dans un village de l’une des zones reculées du pays. Le personnage se trouve contraint de fuir l’occupant et d’émigrer de son village natal vers la capitale. Et c’est là que les événements prennent tout leur sens. Ils commencent à s’enchevêtrer et le rythme de l’histoire aussi qui délaisse la linéarité. Le personnage adhère, dès lors au mouvement national pour l’indépendance. Ce qui mérite d’être relevé aussi est que l’auteur structure son histoire à partir de la vision de ce simple citoyen, et ses sentiments les plus élémentaires. Ses plaisirs et ses dégoûts peuvent être les miens, les vôtres, les siens. Le but principal de ce livre serait ainsi de raviver le sentiment d’appartenance identitaire à une entité que l’on défend jusqu’à l’épuisement de la dernière goutte de son sang. L’auteur évoque aussi l’importance du rôle du leader, notamment à l’élite politique que les peuples s’identifient, etc. Dans cet écrit sans compromis, Abdelkader Belhadj Nasr donne à réfléchir. Ne serait-ce qu’à partir de l’extrapolation de cette situation exprimée dans l’histoire sur notre vécu des temps présents. Mouna BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com