Après les élections municipales : Quelles sont les attentes des jeunes ?





Autrefois, de nombreux jeunes talentueux voyaient le jour dans les quartiers populaires. Aujourd’hui les exigences d’une jeunesse qui évolue tant sur le plan intellectuel que culturel ont changé. Du coup, les municipalités sont appelées à ménager des espaces et réserver des structures d’accueil afin de répondre aux besoins grandissants des jeunes tant au niveau culturel que sportif et même au niveau des loisirs. Qu’attendent les jeunes des édiles municipaux ? Témoignages Tunis - Le Quotidien L’amélioration du niveau de vie du Tunisien a généré de nouveaux besoins surtout pour la gent juvénile dont les hobbies varient selon l’âge, l’appartenance sociale et les aspirations personnelles... Un grand nombre de jeunes hommes sont branchés sur les activités sportives, dont le foot. Pour pouvoir exercer leur hobby, ils ont besoin d’espaces aménagés. Maher, 20 ans, trouve sa ville natale un peu trop encombrée. Natif de l’Ariana, Maher aimerait jouer au foot dans les environs. “J’adore ma ville natale, sauf que l’encombrement a étouffé la beauté de la Cité des roses. Il y a une prédominance du béton et nous manquons d’espaces, de terrains, de parcours de santé. Dans ce sens, si je m’attends à une réforme municipale, c’est justement pour nous réserver plus d’espaces.Il serait important aussi de bâtir une maison de jeunes et de culture. Certes, la maison de jeunes d’El Menzah VI est active et elle fait partie du gouvernorat, mais elle reste tout de même assez éloignée pour les habitants de l’Ariana”, dit-il. Les attentes de Moëz, 21, ans sont presque les mêmes. “Je trouve que nous manquons d’espaces de loisirs qui vont avec nos aspirations. Nombre de jeunes sont, comme moi, à la recherche d’endroits assez vastes où ils peuvent pratiquer des activités qui les tentent: sport, danse, activités culturelles et informatique. J’habite à la Manouba, et je trouve du mal à me divertir. Certes, il y a des stades et quelques espaces, mais nous ne pouvons pas y accéder”, dit-il. Walid, 20 ans, a aussi des attentes qui ne diffèrent pas des autres. Comme toute jeune personne, Walid a besoin d’espace libre de divertissement. “J’habite à la Cité Ibnou Sina. Dans mon quartier, il y a une maison de jeunes, mais l’espace manque d’entretien. L’équipement est modeste, l’outil informatique n’est pas assez performant. Cela dit, nous jouissons d’espaces libres et nous pouvons exercer de multiples disciplines sportives”, dit-il. Insaf, 21 ans, regarde les choses d’un autre angle.Certes, la jeune fille a des attentes propres à elle, mais ce qui prime pour elle à présent, c’est l’intérêt général. “Je crois qu’avant de penser aux divertissements et aux loisirs, il faut qu’on aborde des sujets beaucoup plus urgents. Je suis en train d’élaborer un projet d’étude sur les menaces qui mettent en danger les générations futures (en matière d’environnement). Certes, il y a des travaux accomplis qui sont dignes de considération, mais nous sommes loin de cerner les réels dangers: le gaspillage de l’énergie, les risques sanitaires que nous encourons au quotidien. Il est à mon sens, urgent d’évoquer ce genre de problèmes et de sensibiliser davantage les jeunes pour qu’ils collaborent avec les municipalité afin de minimiser ces risques. Ensuite, nous pourrons penser à ce que j’appellerai les plus”. Abir CHEMLI OUESLATi


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com