4èmes Rencontres chorégraphiques de Carthage : Bon cru ne saurait mentir





Que peut-on dire et quel bilan tirer après avoir entendu le Tout Tunis parler avec fierté de son festival printanier? Les 4èmes Rencontres chorégraphiques de Carthage ont été clôturées le 8 mai. Tunis a vibré durant 10 jours au rythme de la danse contemporaine. Vingt-cinq compagnies en provenance d’une dizaine de pays ont donné une quarantaine de spectacles dans cinq espaces de la capitale. Sans compter les manifestations parallèles: projections-vidéos, rencontres, installations, atelier, exposition… Sans compter surtout les contacts et les échanges établis entre les directeurs de compagnies, les chorégraphes, les danseurs et autres responsables de festivals, qui aboutiront à des projets communs. Le plus grand acquis de ce festival, le seul de cette envergure entièrement organisé par un privé, c’est l’affluence du public. Lorsque Syhem Belkhodja a lancé la première édition du printemps de la danse en 2001, rares étaient ceux qui avaient parié sur son succès. On ne pensait pas que la danse contemporaine avait une telle popularité dans notre pays. La preuve a donc été donnée par neuf que cette discipline attire de plus en plus des jeunes danseurs et chorégraphes et qu’elle intéresse aussi le grand public. Bien sûr, tous les spectacles donnés pendant ces dix jours, n’ont pas tous été suivis par un grand public. Mais la plupart ont drainé la grande foule. L’organisation n’a pas été exempte de tout reproche, mais la manifestation s’est déroulée dans l’ensemble dans de bonnes conditions. A preuve: la plupart des directeurs de troupes ont exprimé le souhait de revenir au cours des prochaines sessions. Le mérite de ce succès revient bien sûr en premier lieu à Syhem Belkhodja, qui a su transformer l'essai —et de quelle manière!— mais aussi aux chorégraphes, jeunes danseurs tunisiens qui l’ont entourée et donné le meilleur d'eux-mêmes afin d’assurer la réussite d’une manifestation qui est finalement la leur. Et dont dépend l’avenir même de leur discipline. Au chapitre des imperfections: l’absence d’un bureau de presse digne de ce nom et d’un bulletin quotidien qui assure la circulation de l’information parmi les festivaliers (artistes, public, journalistes…). D’autres détails, qu’il serait fastidieux d’énumérer ici, mériteraient d’être réglés au cours de la 5ème session qui devrait être celle de la confirmation et de la maturité. A la prochaine session! Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com