Bush apporte son soutien à la Géorgie : Un air de guerre froide





En visite à Tbilissi, le président américain George Bush a apporté hier son soutien aux efforts de la Géorgie pour restaurer son intégrité territoriale dans deux provinces séparatistes prorusses, mais n'a pas pris parti sur la présence des bases militaires russes sur le sol géorgien. Le Quotidien-Agences Devant une foule enthousiaste de 60.000 personnes rassemblées sur la place de la Liberté, George Bush a encouragé l'action des autorités géorgiennes en Abkhasie et en Ossétie du Sud. "Le territoire et la souveraineté de la Géorgie doivent être respectés par toutes les nations", a déclaré Bush, faisant référence au soutien apporté par Moscou aux deux provinces séparatistes. Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili, propulsé à la tête du pays voici un an et demi au terme de la "Révolution de la rose", a fait du rétablissement de l'autorité centrale l'une de ses priorités. "Il s'agit d'un différend qui doit être résolu par le gouvernement géorgien et par les régions séparatistes. Les Etats-Unis ne peuvent imposer une solution et vous ne souhaitez sans doute pas que nous le fassions", a déclaré George Bush au cours d'une conférence de presse donnée plus tôt dans la journée, en compagnie de Saakachvili. "Le président (géorgien) a proposé une solution qui encourage l'autonomie et la décentralisation, mais qui rejette la division de ce grand pays. Il me semble qu'il s'agit d'une proposition très raisonnable", a ajouté Bush. Pendant la conférence de presse, Bush a assuré le président géorgien qu'il pouvait lui téléphoner quand il le désirait pour parler de ces problèmes, et a évoqué la possibilité de régler ce conflit en collaboration avec l'Onu. Mais au cours de cette visite de 19 heures, Bush a évité de soutenir Saakachvili dans sa lutte pour obtenir la fermeture des bases militaires russes implantées en Géorgie. Bush a déclaré qu'il avait parlé de ce problème avec le président russe Vladimir Poutine, qui lui a répondu que la Russie prenait ses dispositions pour satisfaire aux obligations posées par un accord déjà conclu avec la Géorgie. "Je crois (...) que c'est un engagement important que le peuple géorgien doit entendre", s'est contenté de déclarer Bush, décevant ainsi les attentes du président géorgien. Saakachvili, avocat de formation âgé de 37 ans, qui parle couramment anglais, a boycotté les cérémonies de lundi à Moscou parce que le Kremlin refuse de céder à ses injonctions de fermer immédiatement deux bases militaires russes implantées depuis l'époque soviétique sur le territoire géorgien (une à Batoumi au bord de la mer Noire, l'autre non loin de la frontière turque). Moscou dispose de 3.000 hommes dans ces bases qui, pour Saakachvili, équivalent à une occupation militaire du pays. Les Etats-Unis, eux, ont envoyé des dizaines d'instructeurs militaires en Géorgie.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com