“Les femmes face à la guerre” : No comment!





Nick Danziger est un photographe britannique qui a opté pour un thème très épineux mais qui est toujours d’actualité brûlante: “Les femmes face à la guerre”. C’est beau mais c’est aussi très fade et trop plat pour ce genre de thèmes qui traitent la souffrance humaine. C’est sur les cimaises du Club Culturel Tahar Haddad que Nick Danziger a choisi d’exposer le fruit d’un travail qui a démarré depuis quelques années et ce, dans le cadre d’une collaboration entre le Croissant Rouge et la Croix Rouge et le Comité international de la Croix Rouge. Vingt-cinq photos en noir et blanc et en couleurs offrent des bribes de la vie quotidienne des femmes dans quelques coins du monde pendant les guerres. La Sierra Léone, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Colombie, la Bosnie-Herzégovine, des stations marquantes dans l’exposition de Nick Danziger qui a essayé de présenter des fragments du vécu des femmes dans ses pays. On a vu des portraits de femmes; l’appareil photo de cet artiste britannique les a accompagnées chez elles et dans les champs, là où elles bossent pour gagner leur vie. Le portrait d’une jeune femme qui a perdu ses mains captent les regards et intriguent la conscience; la photo de deux mains entourées de chaînes qui pénètrent les barreaux d’une prison met en évidence la torture que subit la femme. Jusqu’à ce stade, Nick Danziger a pu être près de ces femmes et apporter quelques témoignages sur leur souffrance quotidienne sauf que tout d’un coup, l’artiste a changé d’orientation. “Israël-Territoires autonomes”, ainsi cet “artiste” a choisi de présenter quelques photos qui ont été prises en “Palestine/Territoires occupés” et c’est avec son appareil photo qu’il a cherché à réécrire l’histoire. La femme palestinienne dans les œuvres de ce photographe britannique n’a rien à voir avec cette femme qu’on voit sur les chaînes de télévision subissant toutes les formes de torture et d’humiliation. Nick Danziger a choisi de fermer les yeux sur la souffrance quotidienne des Palestiniennes et des Irakiennes comme si les objectifs de son appareil photo avaient du mal à voir l’atrocité de la guerre et de voir toutes les peines du monde dans les yeux de ces femmes qui militent pour vivre, uniquement pour jouir de ce droit. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com