Affaire du cargo naufragé “Amira I” : L’armateur et les assurances font appel !





Tunis - Le Quotidien Décidément, l’affaire du cargo “Amira I”, perdu au large de la mer Noire en janvier 2003 prend une nouvelle tournure. Au moment où les avocats des victimes s’attachent à revoir à la hausse les montants des indemnités proposées aux ayants droit des 19 victimes tunisiennes, les sociétés d’assurances viennent de faire un pourvoi en appel dans lequel elles remettent en cause la compétence des tribunaux tunisiens et tentent de se dégager de toute responsabilité. La Cour d’appel de Tunis a décidé à l’issue d’une audience tenue mercredi dernier de reporter l’affaire relative à l’indemnisation des ayants droit des dix-neuf victimes tunisiennes du naufrage du cargo “Amira I” pour le 2 juin prochain puisque tous les protagonistes de l’affaire ont fait appel. Outre les avocats des ayants droit des victimes ayant fait appel depuis presque deux mois, la société “Amira” qui gère le cargo sinistré et les compagnies d’assurances “GAT” et “Intercostal” viennent à leur tour de faire des appels antécédents. La société “Amira” semble chercher à prolonger la procédure judiciaire. Toutefois, l’assurance GAT s’attache à se dégager de cette affaire puisque cette compagnie a déjà versé la prime d’assurance à la société Amira. Quant à la compagnie d’assurance hollandaise “Intercostal”, elle conteste toujours la compétence des tribunaux tunisiens à traiter ce genre d’affaires et fait porter le chapeau à une petite société de courtage tunisienne ayant été à l’origine du contrat d’assurance conclu entre cette société d’assurance et l’armateur. Du côté des avocats des ayants droit des victimes, on s’attache encore et toujours à revoir à la hausse les montants des indemnités proposées par le tribunal de première instance aux ayants droit des victimes. “Les indemnités octroyées aux familles de victimes des accidents de travail ou de la route atteignent parfois les 250 mille dinars alors que les indemnités relatives à ce drame maritime dans lequel les cadavres des victimes ont été perdus ne dépassent pas les quelques milliers de dinars”, souligne Me Lotfi Chemli, l’un des avocats des victimes. Ce dernier précise également que la défense s’attache à des indemnités de l’ordre de 350 mille dinars par famille comme seuil minimal tout en indiquant qu’il compte faire une saisie arrêt sur les biens appartenant à la société “Amira” pour garantir le droit des familles des victimes à une indemnisation rapide et équitable... W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com