Front libanais : Israël renvoie la balle dans le camp du Hezbollah





Israël a dit hier être opposé à une escalade militaire au Liban tout en affirmant être prêt à riposter aux “provocations” de la milice du Hezbollah chiite libanais, au lendemain de nouveau combats ponctuels à la frontière israélo-libanaise. Le Quotidien - Agences “Israël ne souhaite pas une escalade et peut se contenter de la riposte qui a déjà eu lieu”, a affirmé le Premier ministre Ariel Sharon, dont les propos ont été cités par la radio publique. Le commandant de la région militaire Nord, le général Benny Ganz a pour sa part prétendu à la radio militaire qu'Israel avait réagi "jusqu'à présent de façon responsable" et a dit espérer que les Libanais en feraient "autant". Il a toutefois prévenu que l'Etat hébreu était "en mesure de réagir de façon beaucoup plus dure". Pour la première fois depuis janvier, l'aviation israélienne a lancé vendredi des raids sur le Liban sud à la suite d'affrontements au sol entre l'armée israélienne et le Hezbollah dans le secteur controversé des fermes de Chebaa, dont les deux protagonistes ont mutuellement accusé l'autre d'être responsable. Ces raids et ces combats n'ont fait aucune victime. Territoire d'une vingtaine de kilomètres carrés situé aux confins d'Israel, du Liban et de la Syrie, le secteur dit des fermes de Chebaa est occupé par l'armée israélienne depuis 1967. Il est revendiqué par le Liban avec l'aval de Damas. Des responsables militaires israéliens ont affirmé samedi que l'état d'alerte le long de la frontière israélo-libanaise avait été maintenu et que l'armée était "prête à faire face à tout développement". Inquiets des risques de dérapage militaire à l'approche des élections législatives libanaises, les Etats-Unis ont exprimé vendredi leur "profonde inquiétude" et appelé toutes les parties à cesser "immédiatement toute attaque et à faire preuve de calme et de retenue". Selon le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher, ces tensions surviennent "à un moment particulièrement sensible" pour les Libanais, appelés à participer aux premières élections depuis le départ des forces syriennes du Liban fin avril. "Cette occasion de réaffirmer la démocratie au Liban ne doit pas être sapée par des milices (....) Toutes les milices du Liban, y compris le Hezbollah, doivent désarmer et démobiliser, et le gouvernement libanais doit exercer un contrôle exclusif sur tout le territoire libanais", a ajouté Boucher. ________________________ Annan inquiet Le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan s'est déclaré inquiet par le regain de tension observé à la frontière entre Israel et le Liban. "Le secrétaire général appelle toutes les parties à faire preuve d'une extrême retenue, la situation restant très fragile et pas uniquement au Liban mais dans l'ensemble de la région", souligne un communiqué du porte-parole de Kofi Annan. Annan "appelle une nouvelle fois toutes les parties à respecter la +ligne bleue+, qui a été unanimement approuvée par le conseil de sécurité et rappelle qu'une violation ne peut en justifier une autre", ajoute le communiqué.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com