Retrait de Gaza : Israël contre un divorce économique





Le Quotidien-Agences Un haut responsable militaire israélien a affirmé dans un rapport révélé hier qu’il est impossible de procéder à une séparation économique totale entre Israël et la bande de Gaza après l'évacuation de cette région prévue à la mi-août. Ce rapport rédigé par le coordinateur des activités israéliennes dans les territoires palestiniens le général Youssef Michleb, propose de permettre à 15.000 Palestiniens de la bande de Gaza de venir travailler quotidiennement en Israël pendant les trois prochaines années, tandis que 20.000 Palestiniens de Cisjordanie pourraient en faire autant. Dans ce document, dont la teneur à été révélée par la radio publique, le général Michleb suggère qu'Israël continue à fournir la bande de Gaza en électricité et transfère 400 hectares de serres installées dans les colonies de ce territoire aux Palestiniens. Il propose également comme d'autres responsables militaires de ne pas détruire les maisons des colons, et de créer un village de vacances palestinien dans la colonie de Neve Dekalim dans le sud de la bande de Gaza tout en relançant l'activité dans les zones industrielles d'Erez et de Karni notamment. Ce rapport a été transmis au Premier ministre palestinien Ahmad Qoreï, et a obtenu le soutien de la Banque mondiale ainsi que de James Wolfensohn, ancien directeur de cet établissement, nommé récemment représentant spécial du Quartette pour l'aide économique à la bande de Gaza après le retrait israélien. Le Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie et Onu) a rédigé la Feuille de route, plan de paix international qui prévoit les étapes devant conduire à la création d'un Etat palestinien indépendant. Le document du général Michleb va également être soumis au ministre de la Défense israélien Shaoul Mofaz. Le commentateur de la radio a pour sa part affirmé que le général Michleb ne fait que constater qu'il est impossible de procéder à une "séparation totale et unilatérale entre Israël et la bande de Gaza après le retrait". "Une évidence que seuls certains responsables israéliens n'ont pas encore pris en compte", a souligné le commentateur. Selon les statistiques du bureau du général, le montant des échanges entre Israël et les territoires palestiniens a progressé de 25% l'an dernier pour atteindre 2 milliards de shekels (2,3 milliards de dollars), soit un niveau équivalent à celui atteint avant le déclenchement de l'Intifada en septembre.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com