Zone de libre-échange Tunisie-U.E. : Un bilan mitigé … 10 ans après





Dix ans après son lancement, l’accord de partenariat visant la création d’une zone de libre-échange entre la Tunisie et l’U.E. continue d’alimenter les discussions. Tunis - Le Quotidien Le partenariat entre la Tunisie et l’U.E. a fait l’objet d’une rencontre-débat hier dans un hôtel de la place. En effet, dix ans après son instauration, ce processus suscite de part et d’autre intérêt et inquiétudes. Défenseurs et détracteurs de cet accord, même si parfois ils se renvoient la balle, s’accordent à considérer qu’on pourrait toujours mieux faire pour faire avancer le processus. Dans son discours d’ouverture, M. Afif Chelbi, ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Petites et Moyennes entreprises, a indiqué que la Tunisie, premier signataire d’un accord de libre- échange avec l’Union européenne est en droit d’attendre une contribution plus significative de la Commission européenne. M. Hédi Jilani, président de l’UTICA, a de son côté souhaité qu’on parle d’Euromed en tant que région et en tant qu’institution et non en tant que bloc Nord-Sud. Il faut que l’Europe intègre dans son développement la région sud de la Méditerranée et l’Afrique”, a-t-il souligné. M. Marc Pierrini, ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union européenne à Tunis, a indiqué que la Tunisie a pleinement participé au processus dont le bilan est “positif”. Il a souhaité la refonte du régime de l’investissement étranger en Tunisie. “Une simplification des procédures sera la bienvenue”; nous sommes disposé à étudier les moyens susceptibles de réaliser ces dispositions”, dit-il. L’ambassadeur de France, M. Yves Aubin de la Messuzière, a parlé de la nécessité du renforcement de l’esprit de partenariat ainsi que de la dimension paritaire du processus. Toutefois, estime-t-il, l’Europe ne doit pas constituer un modèle à imposer. Les débats ont permis de dégager des idées disparates et parfois contradictoires. M. Issam Ben Salem, membre du Comité directeur de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, a estimé que le libre-échange est indivisible. “La liberté de la circulation constitue une des composants de ce principe”, dit-il. M. Noureddine Rezgui, conseiller juridique et administrateur de la Chambre de commerce tuniso-belge, a estimé que l’accord de partenariat est dans l’ensemble positif mais que nous devons être conscients et garder les yeux ouverts. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com