Nord- ouest: Tuée par son époux pour de l’argent





L’époux démissionnaire de ses devoirs de père de famille a contraint sa femme et ses deux filles à exercer le plus vieux métier du monde. Mieux encore, le jour où on a refusé de lui remettre l’argent émanant de ce commerce de charme, il n’a pas hésité à commettre l’irréparable. Tunis-Le Quotidien La région du nord-ouest a été, tout au long de son histoire, le berceau du conservatisme et du conformisme. C’est que la majorité des tribus qui se sont installées dans cette zone sont issues de cultures orientales très ancrées dans la morale qui constitue l’unique référence idéologique du système social en vigueur dans toute la région des plateaux. Il faut dire que la paix sociale dépend largement de l’honneur de ces tribus qui s’y attachent; ne reculant devant rien pour le protéger. Il était, toutefois, naturel que les différents changements qui ont été opérés au sein de la société tunisienne aient contribué à l’avènement d’une autre culture plus au moins libérale. Du coup, plusieurs habitudes ont disparu et de nouveaux comportements ont vu le jour. N’empêche que l’on est resté attaché aux valeurs morales malgré une certaine tolérance qui caractérise les rapports sociaux. A vrai dire, il y avait danger en la matière puisque certaines formes de délinquance ont apparu et qui ont été la plupart du temps à l'origine de plusieurs drames familiaux. En témoigne cette affaire qui s’est produit récemment à quelques encablures de la ville de Kasserine. Sans travail depuis plusieurs années, cet époux comptait paradoxalement sur sa femme pour subvenir aux besoins de la famille. La malheureuse faisait du porte-à-porte, proposant aux familles de les aider dans les tâches ménagères. Son mari, lui, se la coulait douce dans les cafés, le matin, et les bars, l’après-midi. Il lui arrivait même de ramener des amis à la maison. A vrai dire, ce ne sont pas vraiment des amis, mais plutôt des hommes qui cherchent à continuer leur beuverie et qui étaient, de ce fait, prêts à mettre le paquet. Donc, pour joindre l’utile à l’agréable, l’époux n’hésitait pas à les recevoir chez lui, allant jusqu’à exiger de sa femme de leur préparer à manger. L’alcool, synonyme de légèreté, a encouragé certains de ces soûlards à aborder l’épouse et même à lui faire des avances. Seulement et à chaque fois que la malheureuse se plaignait auprès de son mari, ce dernier s’en foutait au point de lui demander d’être plus coopérative avec ses amis. Ce fut le début d’un drame qui allait transformer l’épouse en une véritable “fille de joie”. Par la suite, ce sont ses deux filles qui allaient prendre le même chemin en monnayant également leurs charmes. Evidemment, c’était le père qui encaissait l’argent provenant de ce commerce répugnant. A la longue, la mère et ses deux filles ont en eu marre de cette situation, refusant de remettre leur argent au père. Dès lors, l’époux, après avoir bu au point de ne plus distinguer entre une mouche et un éléphant, a décidé de donner une correction à sa femme. Il ramassa alors un couteau et lui en asséna plusieurs coups dans différents endroits de son corps, la tuant sur le coup. Alertés par les deux filles, les agents de la garde nationale de la région se sont déplacés sur les lieux pour arrêter le meurtrier lequel a été mis en détention en attendant d’être traduit en justice. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com