TIC : La famille paie les pots cassés





L’avènement des technologies de l’information et de la communication (TIC) a marqué le début d’une nouvelle époque. Mais il est aujourd’hui certain que la famille est une institution qui paie les pots cassés de cette évolution. Tunis-Le Quotidien Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont provoqué une véritable révolution. Leur influence sur les rapports sociaux est incontestable. La famille, ce noyau dur de la société, n’a pas été épargnée non plus. Elle vit, au contraire, un nouvel ordre sous l’emprise de ces technologies. Ce thème a fait justement hier l’objet d’un colloque de la femme RCDiste à l’occasion de la Journée mondiale de la famille. Une conférence a été ainsi organisée, consacrée aux effets des TIC sur les rapports au sein de la famille. M. Hatem Ben Othmane, président de l’Organisation tunisienne de l’éducation et de la famille, a présenté en effet, les différents aspects des conséquences des TIC sur les rapports familiaux. Ces effets sont psychologiques, physiologiques, éducatifs, comportementaux et sociaux. Pour les effets d’ordre psychologique, il a cité la déprime, la tension nerveuse ainsi que la dépression et le suicide. Ils sont dus au déséquilibre individuel et collectif qui revient à l’incapacité des uns par rapport aux autres à acquérir ces outils. Sur le plan physiologique, M. Ben Othmane a souligné que les jeux vidéos sont à l’origine de perturbations nerveuses chez les enfants à un âge précoce. Ce qui nuit automatiquement à la vue de ces mômes. Quant au téléphone portable, l’excès de son usage peut entraîner des répercussions graves sur le cerveau et le reste des organes. Revers de la médaille Et M. Ben Othmane d’expliquer que les effets éducatifs résident essentiellement dans les relations entre les enfants, l’école, les instituteurs, les élèves et les parents. Il se trouve que ces technologies nouvelles accaparent l’intérêt des enfants aux dépens de leurs études. C’est aussi au détriment de la lecture, du dialogue dans la famille et des relations humaines dans une dimension plus large. Ainsi, ces technologies deviennent un ennemi de l’école. Le comportement n’a pas fait exception à ce chamboulement. De nouveaux besoins sont apparus et sont carrément devenus des conditions de la vie de tous les jours. Et c’est l’enfant qui est désormais considéré comme client fondamental et consommateur à cibler dans les différentes stratégies de production et de commercialisation. La politique publicitaire se base alors sur ce nouveau client qui impose ses choix et priorités à ses parents. Ceux-ci n’interdisent plus mais cherchent plutôt à s’adapter et autoriser. Tous ces effets versent, d’après le conférencier, dans les conséquences sociales. De surcroît, les TIC contribuent au changement de mentalité et au renversement des valeurs. Ils ont donné lieu à une frénésie collective de consommation où les besoins dépassent les moyens. Ce qui justifie la prolifération de l’endettement et du surendettement. Mais pour préserver l’institution familiale, il revient aux parents de rationaliser l’usage de ces technologies chez leurs enfants et parer ainsi aux dangers. D’aucuns pensent effectivement que ces technologies qui bouffent le temps de leurs adeptes ont préparé le terrain à une culture de la violence. Elles ont déstabilisé sur leur chemin la solidarité et la cohésion familiales mais aussi sociales. M. KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com