Nouveau camouflet chinois envers Koizumi : Les relations sino-japonaises au plus bas





Les relations sino-japonaises, au plus mal depuis 30 ans, ont encore pris du plomb dans l'aile avec le camouflet infligé à Junichiro Koizumi chez lui par le vice-Premier ministre chinois Wu Yi qui a annulé une rencontre prévue hier à Tokyo avec le Premier ministre nippon. Le Quotidien - Agences Wu Yi, une négociatrice blanchie sous le harnais, a écourté sa visite au Japon d'une journée en raison d'"affaires urgentes" non spécifiées. "A la demande du gouvernement chinois, elle (Mme Yu) doit rentrer cet après-midi en raison d'affaires publiques urgentes", a expliqué le porte-parole du gouvernement japonais Hiroyuki Hosoda. Ce camouflet à l'encontre de Koizumi survient au moment où les relations entre les deux géants asiatiques sont au plus mal depuis leur normalisation diplomatique en 1972. Wu, qui devait quitter le Japon aujourd’hui matin, s'est envolée de Tokyo hier en début d'après-midi pour la Chine, après avoir toutefois pris le temps de déjeuner avec la puissante fédération du patronat nippon (Kendanren). Elle aurait dû s'entretenir en fin d'après-midi avec Koizumi, pour des discussions censées apaiser les frictions, puis avec le chef de l'opposition Katsuya Okada. "Ce sont eux (les Chinois) qui voulaient me voir et j'avais accepté en pensant que ce serait une bonne occasion. Je ne comprends pas pourquoi la rencontre a été annulée", a seulement déclaré Koizumi. Du côté des officiels japonais, on s'est refusé à commenter les raisons de l'annulation. Mais selon la chaîne Tokyo Television, citant des sources gouvernementales, Wu souhaitait éviter de discuter avec Koizumi de ses pèlerinages au sanctuaire patriotique du Yasukuni à Tokyo. Le président chinois, Hu Jintao, a redemandé dimanche, en recevant des parlementaires japonais, que les dirigeants de Tokyo renoncent à ces visites controversées. * Une crise grave Avant son départ, Mme Wu n'a pas dissimulé la gravité de la crise diplomatique sino-nippone, lors d'un colloque organisé par la bible des milieux d'affaires, le Nihon Keizai Shimbun (Nikkei). "En raison de motifs que nous connaissons tous, les relations politiques ne sont pas satisfaisantes. Elles ne correspondent pas aux intérêts fondamentaux des deux pays ni aux appels à la coopération en Asie", a déclaré Wu. "Si nous ne retournons pas cette situation au plus tôt, cela affectera les relations bénéfiques réciproques et les sentiments des deux peuples", a averti la dirigeante chinoise. Du côté japonais, le faucon Shinzo Abe, influent et populaire numéro deux du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, n'a pas non plus mâché ses mots: "Il se peut que beaucoup de Japonais trouvent ça (l'annulation de l'entretien) un tantinet impoli".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com