Santé : Le cancer du sein touche 10% des femmes en Tunisie





Le cancer du sein et l’avortement médicamenteux ont été hier au centre d’une Journée d’étude organisée par l’ATPF et l’ONFP. La tumeur du sein touche près de 10% des femmes tunisiennes qui tardent souvent à faire le dépistage précoce. Tunis-Le Quotidien La journée de la santé de la reproduction organisée hier à Tunis par l’Association tunisienne du planning familial (ATPF) et l’Office national de la famille et de la population (ONFP), a été consacrée en fait en grande partie à l’examen de la situation du cancer du sein en Tunisie, la présentation des nouvelles techniques de dépistage ainsi que les nouveautés thérapeutiques misers en œuvre en la matière. La prévalence du cancer du sein parmi les femmes en Tunisie représente, d’après le Dr Moncef Ben Brahim, gynécologue-obstétricien et président de l’ATPF, un taux de 10% parmi la population féminine. Cette pathologie représente d’autre part la première cause de décès chez les femmes adultes âgées de 40 à 96 ans. Pour faire face à la prolifération de cette pathologie et à améliorer de façon significative le pronostic des patientes porteuses d’un cancer du sein, le Dr Faouzi Gara, chef du service gynéco-obstétrique à l’hôpital Mongi Slim de La Marsa a indiqué qu’une nouvelle technique consistant au dépistage précoce par «ganglion sentinelle» est très efficace. «Elle permet le traitement local de la tumeur de petite taille chez les patientes. L’intervention à ce stade du développement de la tumeur permet en fait la diminution de la mortalité par cancer du sein d’environ 20%», explique le spécialiste. Il faut noter à cet effet que la taille moyenne de la tumeur identifiée par diagnostic clinique en Tunisie est généralement entre 4 et 5 cm. * Dépistage collectif Dans le gouvernorat de l’Ariana, un projet de dépistage collectif du cancer du sein par mammographie a été lancé depuis 2 ans à titre pilote. Ce projet dont les résultats sont en cours de finalisation permet de détecter les cancers de petite taille la plus souvent non palpables. Cette technique est en fait le seul test de dépistage faisant l’objet d’un consensus international. Le président de l’ATPF a signalé que l’expérience qui consiste au dépistage collectif serait vraisemblablement généralisée dans d’autres gouvernorats du pays. * L’IVG à la mode Sur un autre plan, la journée d’hier a été réservée en partie à l’avortement médicamenteux ou Interruption volontaire de la grossesse (IVG). Cette technique connaît en fait une évolution notable en Tunisie. D’après le Dr Ben Brahim, on compte à peu près 5000 opérations d’IVG par an. Cette technique consiste en effet à la prise par voie orale de la mifépristone. D’après les chiffres, l’avortement médicamenteux représente actuellement près de 40% de l’ensemble des avortements. En Tunisie, les prestations de l’avortement médicamenteux sont offertes dans dix (10) gouvernorats et ce depuis 2002. A propos de l’expérience effectuée dans le gouvernorat de Sfax dont les résultats ont été exposés hier par le Dr Maazoun Leila et le Dr Borgi Nozha, on indique que 350 cas ont été enregistrés dans ce gouvernorat du sud durant la période allant de novembre 2002 à juin 2004. Les femmes qui ont bénéficié de ce mode d’avortement sont à concurrence de 21% des célibataires et 8,9% des étudiantes. H.G.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com