Exposition : Voyage à travers le temps





Foncièrement nostalgique, Ahmed Souabni est un véritable passionné de la rue et des métiers d’antan qu’elle abrite mais aussi et surtout des hommes et de leur vécu quotidien. Il traite également d’autres thèmes en rapport avec le passé et la civilisation arabo-islamique. Son exposition qui se tient actuellement à l’espace « Calliga » sis du coté d’El Menzah est une véritable invitation à repenser la rue autrement à travers le vécu quotidien des hommes. Ahmed Souabni qui se réclame de cette catégorie d’artistes privilégiant la peinture vivante s’attache dans ses œuvres à restituer les seuls êtres en mouvement.Dans leur majorité, ces œuvres tentent d’ailleurs de faire revivifier le mouvement dans la rue et surtout les activités qui y sont liées. En témoignent d’ailleurs des tableaux comme «Le petit cireur», «La brodeuse», «Le crieur de journaux», «Le cordonnier», «La partie de carte» «Les vendeuses de malsouka» entre autres. « Mon souci est de restituer et d’immortaliser l’ambiance vivante de la rue et des métiers d’antan qui ont créé autrefois un dynamisme dans les rues de certains quartiers comme Bab Souika, Halfaouine, Bab Jedid.. », explique Ahmed Souabni. Force est de noter également que l’artiste ne se limite pas aux seuls métiers de la rue. Il consacre quelques œuvres au «Pur-sang arabe» et au «Cavalier arabe» ainsi qu’à d’autres thèmes en rapport avec le passé; une façon pour lui de représenter la civilisation arabo-islamique dans ses oeuvres. * Un style original Contrairement à de nombreux peintres Ahmed Souabni n’a pas voulu s’enfermer dans un seul sujet. «Je privilégie plusieurs thèmes à la fois et je peins suivant mon humeur et la pertinence du sujet» renchérit-il. A ne pas perdre de vue. L’originalité de ses œuvres se situe surtout au niveau de l'emploi des couleurs. En observant de très près ses tableaux, on a l’impression parfois qu’il existe une rupture entre les différentes couleurs utilisées. Tantôt, celles-ci se «rebellent» les unes contre les autres. Tantôt, les frontières semblent hermétiquement fermées entre elles. Mais, dans cette joute, l’artiste ne privilégie que deux couleurs prédominantes à savoir le bleu et le vert auxquels il ajoute une petite note de rouge qui domine le fond d’une bonne partie de ses œuvres. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com