L’Alzheimer en Tunisie : La maladie de la vieillesse touche beaucoup plus les intellectuels





Les petits oublis constituent-ils les signes précurseurs de la maladie d'Alzheimer? Comment prendre en charge cette maladie qui touche beaucoup plus les intellectuels que toute autre catégorie socio-professionnelle? Le Dr. Noureddine Abaab, psychiatre, nous parle de cette maladie et du rôle primordial de la famille dans l’accompagnement du patient. Tunis - Le Quotidien L’Alzheimer est une maladie engendrée par la dégénérescence de neurones entraînant des troubles de mémoire progressifs. C’est une maladie répandue à l’échelle mondiale mais les recherches n’ont pas permis pour le moment de déterminer les causes exactes de son déclenchement. Au cours d’un entretien accordé à notre journal, le Dr. Noureddine Abaab, psychiatre, parle des manifestations de cette maladie et du rôle de la famille pour mieux accompagner le malade . «Toute la famille doit être impliquée dans la prise en charge de cette maladie», dit-il. «C’est primordial. L’accompagnement est de longue durée et doit être réparti entre tous les membres de la famille», ajoute-t-il. Si aujourd’hui la médecine n’a pas pu découvrir les secrets de cette maladie, elle est parvenue néanmoins à retarder son évolution par la mise à la disposition des patients de molécules qui, il est vrai, sont très chères. «Ce n’est pas curatif», insiste-t-il. Il s’agit plutôt de «soins palliatifs». Quels sont les risques de l’apparition de cette maladie chez le Tunisien? Le Dr. Abaab affirme que le pourcentage de cette maladie en Tunisie est de même dans tous les autres pays : «C’est un phénomène mondial. D’une façon générale, c’est une maladie qui touche beaucoup plus les hommes intellectuels quand elle n’est pas héréditaire. «Une grande sollicitation des neurones prédispose les intellectuels à attraper la maladie. On voit rarement des ouvriers ou des manutentionnaires touchés par l’Alzheimer», dit-il. On s’interroge cependant sur les premiers signes de la maladie. Quand doit-on s’inquiéter par le premier déclic? Les petits oublis engendrés par le stress quotidien sont-ils les signes précurseurs de cette maladie? Le Dr. Abaab explique et rassure : «On ne doit s’inquiéter que lorsque la défaillance de la mémoire se fait par rapport à l’état antérieur de l’individu. C’est strictement individuel. Il n’y a pas de recettes». Cependant, il est impératif de contacter son médecin traitant en cas de signes précurseurs pour dissiper ses inquiétudes. Seule l’IRM (Imagerie à résonance magnétique) peut déterminer avec précision l’apparition de la maladie. L.T.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com