Services : Libérer les professions avant de les libéraliser





Le Conseil national des services a été au centre d’une des revendications des professionnels à l’occasion de la Consultation nationale sur le secteur des services.Un organisme qui semble devoir prendre une place de think tank et «d’arbitre», si l'on se réfère aux réflexions confiées par le président de la Chambre des conseils fiscaux (UTICA) au «Quotidien». Tunis - Le Quotidien De l’avis de ces professionnels du secteur, le Conseil supérieur des services devrait aboutir à la «libération» des professions (de certains obstacles) avant leur libéralisation. Ils caressent l’espoir que cet organisme mette fin à ce qu’ils appellent «des conflits d’intérêt» et déclencher ce processus de mise à niveau auquel ils aspirent depuis longtemps. Les tâches qui devraient incomber au Conseil supérieur des services leur semblent tourner autour de 13 axes majeurs : études sur les professions, analyse des préoccupations des professionnels et des consommateurs, statuer sur la pertinence des diplômes pour chaque profession, inciter les universités à créer de nouvelles spécialités selon les besoins du marché, sensibiliser et protéger les consommateurs, inciter les professions à respecter les normes internationales, contrôler les organisations professionnelles, étudier le droit professionnel, mettre en place le guide des professions, mettre à jour les nomenclatures, préparation d’un rapport annuel, maturer les stratégies de libéralisation et développer la recherche dans ce domaine. Un programme très ambitieux mais qui nous semble gagner à être débattu au niveau qui sied à ce secteur des services dont tout le monde en Tunisie s’accorde à dire qu’il est porteur des plus grandes promesses de notre économie. Manoubi AKROUT


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com