Prix Comar du Roman : Quarante trois romans, huit lauréats





Les Prix Comar du roman tunisien ont été décernés hier soir au Théâtre de la ville de Tunis. Une cuvée 2005 plutôt intéressante... Comme chaque année à pareille période, les Assurances Comar attribuent leurs prix littéraires consacrés au roman tunisien dans les deux langues arabe et française. La cérémonie de remise des prix a donc eu lieu hier soir 23 avril, qui coïncide avec la Journée internationale du livre et de la lecture, ainsi qu’avec l’ouverture de la Foire internationale du livre de Tunis au Palais des Expositions du Kram. La soirée est déclinée en deux volets: le premier, officiel et littéraire, était consacré à la remise des prix aux lauréats (voir encadré) par les responsables de l’entreprise avec à leur tête le directeur général Rachid Ben Jemia, et en présence des responsables du ministère de la culture et de la Sauvegarde du Patrimoine, des membres des deux jurys, d’anciens lauréats et d’un grand public. Le second volet, artistique, était composé de deux récitals de chants animés par deux jeunes chanteuses, Meryam Laâbidi qui a interprété des tubes du grand chanteur à texte belge Jacques Brel et Héla Melki dans “Koulthoumiat” , un programme composé de vieilles chansons de la diva Oum Kalthoum. A la fin des années 1980, le Père Jean Fontaine, historien de la littérature tunisienne, a recensé 80 romans tunisiens en langues arabe et française publiés dans le début du 20ème siècle. Aujourd’hui, il paraît chaque année autour d’une trentaine de romans dont les deux tiers en arabe. Cette évolution quantitative s’est accompagnée de progrès qualitatifs que la critique ne cesse de constater. Conséquence: les membres du jury du prix Comar ont du mal désormais à départager les candidats. Difficile de ne pas voir dans cette évolution un effet direct de la multiplication des prix littéraires, qui ont créé une saine émulation entre les écrivains de diverses générations. Cette année, vingt-trois romans de langue arabe ont paru entre le 1er avril 2004 et le 31 mars 2005. Durant la même période, dix romans en langue française ont été mis sur le marché. Sur ces quarante-trois romans, une belle moisson tout de même, un seul est écrit par une femme: “Loin de l’Orient” de Hafidha El Kasmi. Trois ont été signés par de “jeunes” écrivains qui ont plus de soixante-dix ans: Hédi Zarrouk (La Maison sur la Colline, Comar d’Or en français), Rachid Abdeljelil (Le voile des nuits de brume, prix du 1er roman), Mustapha Filali (Manâ). Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com