Après le retrait des troupes syriennes : Le Liban tourne la page





La Syrie a pratiquement achevé avant-hier soir le retrait de ses troupes du Liban, alors que l'appareil des tout-puissants services de sécurité du régime libanais pro-syrien commence à s'effondrer. Le Quotidien-Agences Des experts des Nations unies chargés de vérifier la réalité du retrait des troupes syriennes du Liban sont attendus pour des entretiens mardi à Damas avant de compléter leur mission au Liban, a indiqué lundi une source diplomatique. "L'équipe chargée de vérifier le retrait syrien doit se rendre à Damas pour rencontrer le commandement de l'armée syrienne et en obtenir les rapports, cartes et documents nécessaires", a déclaré cette source. "L'équipe se rendra ensuite au Liban", a-t-elle poursuivi sans confirmer le jour d'arrivée des experts à Beyrouth. Selon la même source, une autre délégation de l'Onu devrait rejoindre directement Beyrouth pour préparer le terrain à la Commission d'enquête de l'Onu, chargée de faire toute la lumière sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri le 14 février. Le ministère libanais des Affaires étrangères avait été informé au cours du week-end de l'arrivée de ces deux délégations lundi. "Les forces syriennes ont terminé la sixième et dernière étape de leur retrait du Liban, conformément à l'accord (de paix interlibanais) de Taëf et au calendrier établi par la commission militaire libano-syrienne", a indiqué l'agence officielle libanaise Ani. "De nombreux convois, certains formés de plus de 400 véhicules militaires, dont des chars, des canons et des transports de troupes, ont franchi dans l'après-midi le poste-frontière de Masnaa et il ne reste plus qu'un nombre restreint de militaires syriens pour participer à la cérémonie prévue en leur honneur mardi à la base aérienne de Rayak" dans la plaine orientale de la Békaa, a ajouté l'agence. La Syrie a donc retiré la quasi-totalité de ses troupes avant la date butoir du 30 avril et l'arrivée au Liban des équipes de l'Onu pour vérifier le retrait et préparer le terrain à la commission chargée d'enquêter sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri. La décision de Damas a été prise après l'attentat du 14 février qui a coûté la vie à Hariri, attentat que l'opposition anti-syrienne a imputé au régime libanais et au pouvoir de tutelle syrien. L'accélération du retrait pendant le week-end a eu lieu avant la publication, attendue hier, du rapport du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan sur l'application de la résolution stipulant la fin de la présence armée étrangère sur le sol libanais.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com