Abus de confiance : L’épouse et deux employés écopent de cinq ans de prison





Les malheurs des uns font le bonheur des autres, dit l’adage. Encore faut-il s’abstenir de remuer davantage le couteau dans la plaie. Il est, en effet, ignoble de tirer profit de la faiblesse des autres... Tunis - Le Quotidien Ils étaient trois à comparaître devant le tribunal de première instance de Tunis. Ils devaient répondre d’un délit passible de cinq ans de prison. Ils sont, en effet, inculpés d’abus de confiance et d’escroquerie. A vrai dire, la gravité de la situation ne réside pas uniquement dans les faits qui sont reprochés aux trois accusés, mais également dans les circonstances ayant accompagné le déroulement de cette affaire. C’est que dénués de tout sens de respect de l’autre et de la dignité humaine, les trois inculpés ont donné libre cours à leur égoïsme pour venir à bout d’un homme déjà flétri par une injustice. En déplacement dans un pays arabe, il a été arrêté par les autorités de ce pays dans le cadre d’une enquête visant des commerçants avec qui il devrait signer un contrat d’importation de tissu. Le hasard a voulu qu’au moment de l’arrestation il soit présent au même endroit que les suspects. Entre-temps, deux de ses employés qui dirigeaient son atelier de confection à Tunis en ont profité pour détourner de l’argent en leur faveur. Pis encore, ils ont trouvé toute l’aide nécessaire de l’épouse de notre industriel, laquelle s’est laissé aller derrière ses caprices oubliant, un tant soit peu, ses devoirs de femme qui doit soutenir son mari et l’assister dans cette pénible et rude épreuve. Entretenant, en effet, des relations spéciales et très intimes avec le premier accusé, elle a choisi de fermer les yeux sur ce manège, à l’origine de la faillite de l’entreprise. Sitôt informée de l’arrestation de son mari, elle a, tout bonnement, donné carte blanche à son amant pour diriger l’atelier. Du coup, notre Don Juan a recouru aux services d’un deuxième employé pour détourner une importante somme d’argent mettant à genoux l’entreprise familiale. Le temps que l’époux soit libéré et rentre à Tunis, c’est tout un drame familial qui allait faire l’objet d’une audience juridique. Il faut dire que l’époux en découvrant le pot aux roses, porta plainte à l’encontre de son épouse et des deux employés indélicats. Inculpés d’abus de confiance et d’escroquerie, ils ont été condamnés à cinq ans de prison. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com