Textiles chinois : L’UE tergiverse





Le Quotidien-Agences Les ministres du Commerce de l'Union européenne ont donné hier leur feu vert à une enquête approfondie sur la déferlante de textiles chinois sur le marché européen. Mais ils n'ont pu se mettre d'accord sur une accélération de la procédure, plusieurs pays s'opposant à l'adoption de mesures d'urgence pour protéger l'industrie textile européenne. Le vice-ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Nicolas Schmit, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, a annoncé que les 25 ministres avaient appuyé l'ouverture d'une enquête de 60 jours de la commission européenne pour déterminer si les importations de textiles chinois bon marché perturbent l'industrie européenne. "Nous devons régler cela de façon urgente. Nous n'excluons pas des mesures de sauvegarde", a-t-il dit à la presse. Les ministres du Commerce des 25 pays de l'UE avaient rencontré dimanche soir le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson qui venait d'annoncer l'ouverture d'une enquête sur les importations de textiles chinois qui ont explosé depuis le début de l'année. Malgré les appels de l'industrie textile européenne, soutenus par un groupe de 13 pays, dont la France, le Portugal, l'Italie, la Pologne et la Lituanie, les ministres européens n'ont pu se mettre d'accord sur une procédure de sauvegarde accélérée qui aurait permis d'imposer des restrictions provisoires sur les importations. Le Suède, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne étaient opposés à des mesures d'urgence, selon des sources diplomatiques. Contre-temps, la Chine s’est dite «fermement opposée» aux limitations imposées par d’autres pays à ses exportations textiles, a déclaré hier le ministre chinois du Commerce, Bo Xilai, en rejetant la thèse d’une responsabilité chinoise pour les très fortes hausses constatées.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com