SMSI : Pour un rôle plus important des ONG





Tunis - Le Quotidien Le rôle des ONG et des composantes de la société civile dans la réduction du fossé numérique et leur participation aux projets du développement dans les pays du sud a été le volet principal d’un forum international tenu hier à Tunis. Les représentants d’un grand nombre d’organisations, de fondations et d’associations non gouvernementales régionales et internationales prennent part à ce forum consacré à l’élaboration d’un plan d’action pour les ONG définissant leur rôle à jouer dans la promotion de la société de l’Information. Ce forum a été entamé, il faut le noter, depuis samedi dernier à l’occasion de la célébration de la Journée nationale des associations et ce, en coordination entre l’Association Tunisienne des Mères (ATM) et l’Organisation des Nations unies à travers son Conseil Economique et Social (ECOSOC). La journée d’hier qui s’est tenue au pôle technologique d’El Ghazala a été clôturée par la présentation d’un nombre de recommandations adressées par les ONG présentes aux gouvernements dans le but de mieux développer le partenariat entre les gouvernements et la société civile dans le domaine du développement social, culturel et humain, conformément aux objectifs du SMSI. * Société civile M. José Luis Vizoso, représentant de la Fondation de Promotion Sociale et Culturelle d’Espagne, a souligné que le rôle des associations et des ONG est déterminant en matière de développement humain dans le monde dans la mesure où le tissu associatif est le mieux placé pour définir les besoins des individus en tout ce qui concerne le développement. Notre interlocuteur qui est en séjour en Tunisie depuis six (6) mois, signale d’autre part que les ONG ont besoin d’un financement important de la part des gouvernements et du secteur privé. Et d’indiquer, pour le cas de la Tunisie, que les associations jouissent d’une place prépondérante dans la stratégie de l’Etat pour ce qui est de l’édification de la société du savoir et du développement des ressources et de l’infrastructure des TIC. Toutefois, note le conférencier, “les ONG locales n’ont pas les ressources adéquates pour œuvrer dans toutes les régions du pays, ce qui justifie, en quelque sorte, les écarts qui existent entre quelques gouvernorats. Mais à comparer les réalisations de la Tunisie avec la majorité des pays de l’Afrique que j’ai visités, il est simple de constater que le gouvernement tunisien et les associations ont déjà fait un très grand pas dans ce processus”, déclare-t-il. S’agissant de la fracture numérique qui ne cesse de s’élargir entre les pays du Nord et les pays du Sud, M. José a estimé que “si on parvient à concrétiser la proposition de la Tunisie portant création d’un fonds international pour la solidarité numérique, on arrivera certainement à combler une grande partie du fossé numérique”. De son côté, Mme Najet Karaborni, conseillère à la Direction des ONG attachée à l’ECOSOC, estime que le tissu des ONG dans le monde représente un volet de première importance dans le programme du sommet mondial sur la société de l’information. Et de signaler que la participation des composantes de la société civile dans les efforts du développement est primordiale. La représentante de l’ONU indique, par ailleurs, que “la phase finale du SMSI qui se déroulera à Tunis le mois de novembre prochain, constitue une opportunité de grande importance pour renforcer le rôle de la société civile dans les grands projets qui seront mis en exécution au terme du sommet”. H.G.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com