El Omrane supérieur : Le calvaire de dix-neuf citoyens





C’est l’histoire de dix-neuf citoyens à la recherche d’une municipalité pour prendre en charge leur quartier qui manque d’eau, d’électricité, de voirie et même d’un passage pour accéder à leurs logements respectifs. Un véritable casse-tête qui s’éternise. Tunis-Le Quotidien Tout a commencé le jour de l’acquisition des duplex par leurs nouveaux propriétaires. La Société nationale immobilière de Tunisie, responsable de ce projet, a conformément aux lois en vigueur, érigé sur un lot de terrain portant sur le titre foncier N° 65927 situé à El Omrane supérieur, une cité résidentielle composée de plusieurs duplex. A la remise des clefs à leurs acquéreurs, ces derniers ont eu droit à une mauvaise surprise puisque le promoteur en question a «omis» de réaliser les travaux du VRD (électricité, eau, voirie et autres commodités). Du coup, les nouveaux propriétaires se sont trouvés devant le fait accompli à savoir accepter ce qui leur est proposé en attendant la réalisation des travaux en question. Une attente qui dure depuis plus d’une année au cours de laquelle, les nouveaux propriétaires ont frappé à toutes les portes et adressé des dizaines de correspondances aux autorités compétentes afin de débloquer la situation. Il faut dire que leurs démarches n’ont rien donné, elles sont même restées nulles et non avenues. C’est que ni le promoteur et encore moins les différentes municipalités desquelles relève le quartier en question n’ont réussi à trouver une solution à ce litige qui a pris la forme d’un véritable casse-tête. A vrai dire, la position géographique de ce quartier situé à la limite de la municipalité de Tunis et celle de la cité Ettadhamen a poussé les deux institutions à se désengager de la responsabilité civile et juridique de cette cité transformant les propriétaires en citoyens sans aucune identité puisqu’ils ignorent toujours de quelle municipalité ils relèvent exactement. Force est de dire que les personnes lésées dans cette affaire ne pouvant attendre davantage ont fait appel à la justice. Ils ont, en effet, chargé l’avocat Me Chemli de porter l’affaire devant la justice. L’affaire sera examinée par le tribunal de première instance de Tunis le 9 mai 2005. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com