Israël : Policiers et colons sur la sellette





Une association humanitaire a accusé la police de refuser d'enregistrer les plaintes contre des violences commises par des colons. Elle a accusé l'Etat hébreu de ne pas traduire en justice des colons juifs soupçonnés de s'être livrés à des agressions contre des Palestiniens. Le Quotidien-Agences La police israélienne en Cisjordanie refuse d'enregistrer des plaintes de Palestiniens contre des violences commises par des colons, a affirmé hier une association israélienne de défense des droits de l'homme. L'organisation Yesh Din (Il y a une Justice) affirme avoir recensé "des cas généralisés de refus de la police d'enregistrer des plaintes déposées par des Palestiniens contre les colons". Le groupe affirme que dans un des cas, un responsable de l'administration militaire israélienne a fait pression sur un Palestinien dont les oliviers avaient été déracinés par des colons pour qu'il renonce à déposer une plainte. "Il s'agit d'un phénomène généralisé", a déclaré l'avocat de Yesh Din, Michael Sfard. "Dans quatre cas, des Palestiniens ont eu des problèmes pour déposer des plaintes alors même qu'ils étaient accompagnés par des activistes de Yesh Din. Les plaintes n'ont finalement été acceptées qu'après des laborieuses délibérations et des appels à des responsables", a ajouté l'avocat. Il a affirmé avoir présenté un recours au Procureur général de l'Etat Menahem Mazouz et le commandant de la police Moshé Karadi pour contraindre la police d'enregistrer systématiquement les plaintes déposées par des Palestiniens contre les colons. Avant-hier, Amnesty International a accusé Israël de ne pas traduire en justice des colons juifs soupçonnés de s'être livrés à des agressions contre des Palestiniens et d'avoir empoisonné des troupeaux appartenant à des Palestiniens. Dénonçant "un nombre croissant d'agressions" contre des villageois palestiniens, l'organisation de défense des droits de l'homme a pressé le gouvernement israélien d'ouvrir des enquêtes sur chaque incident violent, notamment sur des cas récents de substances toxiques répandues dans des champs qui ont touché des troupeaux. "Ces dernières semaines, des produits chimiques toxiques ont été fréquemment répandus dans des champs situés près des villages de Tuwani, d'Umm Faggara et de Kharruba", a précisé Amnesty en faisant allusion à un secteur situé dans le sud de la Cisjordanie.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com