Gouvernement irakien : Ultimes tractations sur fond de pression U.S.





Les tractations se poursuivaient hier pour finaliser la formation du gouvernement irakien sous la pression des Etats-Unis, alors que l'armée irakienne annonçait l'arrestation de 305 résistants. Le Quotidien - Agences L'administration américaine a commencé à manifester son impatience face aux blocages dans la formation du gouvernement, attribués notamment au Premier ministre sortant Iyad Allaoui et aux sunnites réunis autour du vice-président Ghazi al-Yaouar, dont les demandes de postes sont jugées excessives. "Tout le monde estime que le peuple irakien mérite un gouvernement, d'autant qu'ils (les Irakiens) ont pris des risques en allant voter", a affirmé la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice. "Nous avons eu l'occasion de présenter ces vues à un certain nombre de dirigeants irakiens", a-t-elle dit, ajoutant: "Nous allons continuer de dire qu'il est important de conserver un élan dans le processus politique". * Tractations "Il n'est pas certain que le gouvernement soit annoncé aujourd'hui (mardi) (NDLR). Si ce n'est pas ce soir, ce sera demain matin" (aujourd’hui NDLR), a affirmé à Bagdad Jawad Maliki, numéro deux du parti chiite Dawa, dont le chef Ibrahim Jaafari a été désigné pour former le cabinet. Selon un porte-parole de ce parti, Jawad Talib, "plusieurs réunions sont prévues avec différents groupes dans la journée". "Je pense que le gouvernement sera annoncé dans les prochaines 24 heures", a-t-il souligné. "Le bloc Allaoui est responsable du retard. Il a commencé par refuser de faire partie du gouvernement et quand il a changé d'avis, ses membres n'ont cessé d'hésiter et de montrer leurs divergences pour finalement avancer des demandes maximalistes", a accusé Jawad Maliki. Le bloc de Allaoui, qui peut compter sur 40 députés, a conditionné son entrée au cabinet à l'obtention de cinq postes ministériels, dont celui d'un vice-Premier ministre, une demande jugée inacceptable par les chiites de l'Alliance unifiée irakienne. * Arrestations Trois cent cinq personnes, dont onze étrangers, suspectées d'avoir participé à des "attaques terroristes", ont par ailleurs été arrêtées à Madaïen et Al-Wahda, au sud de Bagdad, a annoncé une source policière. "Quatre-vingt-cinq d'entre-elles ont reconnu avoir commis des attaques terroristes. Parmi ces personnes, onze sont des Egyptiens, des Palestiniens et des Soudanais", a affirmé à l'AFP le général Abdel Hanin al-Imara, chef de la police de la province de Wasset. Selon lui, certaines personnes font partie du groupe Ansar al-Sunna, lié au réseau Al-Qaïda, qui a affirmé hier avoir enlevé six chauffeurs soudanais travaillant pour les forces américaines en Irak. Cinq autres Egyptiens, également soupçonnés d'attaques contre les forces armées irakiennes et américaines, ont été interpellés à Baïji, à 200 km au nord de la capitale irakienne. Deux Irakiens ont été tués dans la nuit et dans la matinée, le premier, à Zouiyah, à 230 km au nord de Bagdad, dans une explosion visant un convoi américano-irakien, le deuxième, un chauffeur de camion, par des tirs dans la région de Balad (70 km au nord de Bagdad), selon des sources sécuritaires. ____________________________ Zarqaoui a échappé à la capture en février Le Quotidien - Agences Le Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, l’homme d’Al-Qaïda en Irak, a échappé de peu à la capture, a rapporté hier la chaîne de télévision ABC. L’homme le plus recherché d’Irak a failli être capturé le 20 février alors qu’il se rendait à une réunion à Ramadi, dans l’ouest de l’Irak, selon ABC citant un responsable militaire. Un chauffeur et un garde du corps ont été arrêtés. Opérant sur la base d’un renseignement provenant du réseau Zarqaoui, des membres de la “Task Force 626”, l’unité chargée de traquer le Jordanien, avaient mis en place un dispositif de surveillance autour de Ramadi, où tout déplacement était suivi par des drones (avions sans pilote), selon ABC. Juste avant la réunion, des soldats ont arrêté un véhicule à un barrage routier, provoquant aussitôt le demi-tour d’une voiture le suivant à quelques centaines de mètres. Les Américains pensent que Zarqaoui se trouvait dans celle-ci et qu’il en aurait sauté au passage d’un pont avant de rejoindre une maison “sûre” à Ramadi. Le propriétaire de cette dernière a ensuite été arrêté. Un ordinateur et une somme de 80.000 euros ont été découverts à l’intérieur du deuxième véhicule. L’ordinateur a “un disque dur très fleuri”, et possède des photos récentes de Zarqaoui, a indiqué le responsable. ____________________________ Pas de preuves d'un transfert d'armes de l'Irak vers la Syrie Le Quotidien - Agences Les experts américains chargés de la recherche d'armes non conventionnelles en Irak n'ont découvert aucune preuve d'un éventuel transfert de telles armes vers la Syrie avant le début des opérations militaires, en mars 2003, indiquent-ils dans leur dernier rapport publié hier. L'Iraq Survey Team (IST) ajoute que ses 1.700 inspecteurs n'ont pas non plus trouvé de responsable irakien ayant eu connaissance d'un quelconque transfert de ces fameuses armes de destruction massive (ADM), dont l'existence supposée a motivé l'entrée en guerre contre le régime de Saddam Hussein. Le document publié hier constitue le dernier ajout au rapport principal, remis en septembre, qui concluait à l'absence d'armes chimiques et biologiques avant l'invasion et au délabrement du programme nucléaire irakien. "Sur la base des éléments disponibles (...), il est improbable qu'un transfert officiel d'ADM ait eu lieu de l'Irak vers la Syrie. L'ISG ne peut cependant exclure des mouvements officieux limités de matériel en rapport avec les ADM", peut-on lire dans son dernier rapport diffusé sur internet.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com