Institut National du patrimoine : L’histoire entre le fil d’or et… la “Khomsa”





Partie intégrante de notre identité culturelle, l’habit traditionnel tunisien continue à charmer le monde entier. Anthropologues, historiens, designers, artistes et artisans se penchent sur l’étude de cette question et ce dans le cadre de la 14ème édition du mois du patrimoine. A chaque région ses propres motifs de broderie et même ses techniques qui font les spécificités de son habit traditionnel. Du Sahel au Nord-Ouest, du Sud de la Tunisie au Nord-Est… Chaque ville a ses propres costumes qui font sa distinction et sa particularité. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette journée d’étude sur le costume traditionnel tunisien qu’organisera l’Institut National du Patrimoine le 9 mai prochain. Diverses activités ponctuent le programme de cette journée qui allie l’utilise à l’agréable. Le coup d’envoi de cette journée sera avec un atelier de discussion sur les mécanismes capables de promouvoir le costume traditionnel. “Cet atelier sera une aubaine pour les anthropologues, les historiens, les designers, les artistes et même les commerçants pour discuter ensemble de tous les problèmes qui nuisent à l’évolution de ce secteur. Les enjeux de cette rencontre sont multiples et diversifiés sur son importance scientifique, culturelle et même commerciale”, précise l’anthropologue Yassine Karamti. D’innombrables exemples soulignent les problématiques qui minent le costume traditionnel aujourd’hui surtout avec les mutations technologiques quotidiennes en matière de broderie et de tissage. A Mahdia, on continue à tisser la soie. “Al Khomsa” dite aussi “main de Fatma”, le poisson… trouvent leur place sur tous les genres de costumes qui marquent les différentes régions. Il y a de quoi! Les brodeuses continuent à orner leurs tissus de ces motifs, symboles de protectio contre tous les maux et les mauvaises surprises. Ce début qui sera ouvert à tous les acteurs de ce secteur jettera la lumière sur la diversité des approches relatives au costume traditionnel. “Chacun à son avis et ses préoccupations. Pour l’historien, un costume traditionnel est un objet “sacré qu’on doit garder intact, car chaque costume s’inscrit dans son cadre spatio-temporel et cela suppose qu’on ne cherche à modifier aucun détail. Quant aux designers, un costume traditionnel est un support de création où chacun, tout en partant du modèle initial, peut mettre sa propre touche et intervenir à sa manière. Ces deux visions différentes, où les historiens et même les anthropologues jugent la créativité des designers et des artisans comme une trahison qui touche l’histoire et l’identité culturelle, posent les problèmes du costume traditionnel tunisien”, explique Yassine Karamti. Suite à cet atelier de discussion, les invités de l’Institut National du Patrimoine découvriront un spectacle qui a été créé pour cette occasion. Ce spectacle sera axé sur deux parties: des chants tirés du patrimoine tunisien donneront le coup d’envoi du spectacle. Un avant goût tout en rythme avant de découvrir un défilé de costumes traditionnels et des nouvelles créations inspirés du patrimoine vestimentaire. Une exposition sur les différentes techniques et des divers motifs de broderie, une application multimédia sur ce thème et un hommage aux chercheurs qui continuent à lutter pour la sauvegarde du costume traditionnel est au menu de cette journée qui vise à rendre à nos habits traditionnels leurs lettres de noblesse. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com