Livre Tunisien : Mieux exploiter les potentialités à l’export





En marge de la Foire internationale du Livre de Tunis, une réflexion s’impose : Comment promouvoir la présence du livre à l’étranger? Le livre tunisien a atteint un certain degré de qualité à la fois littéraire et technique. Nos éditeurs ont fait un grand effort pour atteindre les standards internationaux dans ce domaine. Leurs produits sont souvent demandés dans les foires et les salons internationaux, notamment ceux du Caire et de Paris. Aussi la question de l’exportation du livre s’impose aujourd’hui d’elle-même. Que faire pour assurer une présence permanente -hors salons- de nos livres à l’étranger. L’Union des Editeurs tunisiens a réfléchi à cette question. Des ébauches de solutions ont aussi été avancées. “Les bibliothécaires français qui ont visité le stand tunisien au dernier Salon du Livre de Paris ont manifesté leur intérêt pour nos livres et notamment les livres d’art dont ils ont loué la qualité, raconte Abdelaziz Belkhodja qui a géré ce stand au nom de l’Union des Editeurs tunisiens. Et d’ajouter : “beaucoup d’entre eux ont souhaité acquérir des ouvrages en arabe et en français pour les besoins de leurs adhérents maghrébins”. L’Institut du monde arabe de Paris -invité d’honneur de la 23ème édition de la Foire du livre de Tunis- a manifesté le même intérêt. Un accord en ce sens a été signé afin de permettre à cette institution d’enrichir sa librairie par des titres produits en Tunisie. Face à cette demande, les éditeurs sont donc appelés à s’organiser afin d’être capables d’y répondre avec la célérité requise. Or, des problèmes persistent empêchant cette dynamique d’exportation de se développer. Par exemple, la vente en ligne achoppe à trois obstacles : les modules de vente en ligne disponibles auprès de Tunisie Télécom ne sont pas adaptés à une vente internationale. Abdelaziz Belkhodja cite aussi les prix des envois postaux qui restent chers. Parfois, les frais d’envoi coûtent autant que le livre lui-même. L’éditeur et écrivain souligne aussi le problème de la commission bancaire pour les chèques reçus de l’étranger et qui s’élève à 15 euros (environ 25 dinars). Que faire? La réponse est simple : régler définitivement les problèmes techniques de la vente en ligne, réduire le coût des envois postaux pour les livres et réviser à la baisse la commission bancaire pour les chèques reçus de l’étranger. Les relations avec les distributeurs français sont trop complexes et les problèmes qu’elles posent ne peuvent être résolus par des solutions simples pour assurer une présence des livres tunisiens à l’étranger, la coédition reste, pour le moment du moins, idéale. Cette formule est d’autant plus profitable aux deux parties que le secteur de l’impression en Tunisie est très concurrentiel en termes de prix et de qualité. “D’ailleurs, beaucoup de projets de coédition ont été mis en route au cours du dernier Salon du Livre de Paris entre les éditeurs tunisiens et leurs homologues français”, nous a indiqué A. Belkhodja. Qui pense que les avantages prévus dans le cadre du FAMEX devraient aussi profiter au livre en facilitant sa distribution à l’étranger. Cet instrument de promotion des exportations tunisiennes à l’étranger pourraient par exemple aider à financer des sites internet de vente en ligne, des participations à des salons, la réalisation d’un catalogue général des éditions tunisiennes… Les idées ne manquent pas. La volonté non plus. Il faudrait donc mettre tout le monde à contribution : l’administration, l’Union des éditeurs, les libraires, les distributeurs…, tant il est vrai que le développement de l’exportation du livre profitera à tout le monde. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com