Les jeunes parlent du sacré : Les parents d’abord, l’amour ensuite…





Sans hésitation, les jeunes avouent que leurs parents sont sacrés. C’est le cas de la plupart des jeunes que nous avons interviewés. Et pour le reste, cela dépend de chaque personne. Certains mettent en exergue les études, alors que d’autres l’art et l’amour. Tunis-Le Quotidien Très souvent, on entend des gens parler de choses qu’ils considèrent comme étant sacrées. Celles-ci ne se prêtent à aucune discussion ni remises, au question. Pour bon nombre de nos jeunes concitoyens, sinon la plupart, ce sont les parents qui sont sacrés. Ils considèrent que le fait de leur obéir et les satisfaire est un devoir indiscutable. Mais pour d’autres jeunes, le sacré varie d’une personne à une autre. Il y a tellement de choses qui ont de la valeur aux yeux de chacun qu’il est strictement personnel de déterminer le sacré. Kaïs El May a vingt ans. Il ne réfléchit pas une seconde à cette question. Pour lui, seuls les parents sont sacrés. «Ils sont mon modèle dans toute ma vie. La preuve c’est que je n’ai confiance qu’en eux, même pas en mes frères». Ce respect et cette considération suprêmes pour ces deux êtres uniques dans la vie de Kaïs lui dictent un comportement précis. «Je ne peux absolument rien faire sans avoir leur accord. C’est indispensable». Bref, ses parents sont son «capital le plus précieux». Jalel Haddaji pense la même chose. Il a dix-huit ans et il vit loin de ses parents. «Je suis à Tunis alors qu’ils habitent à Kairouan». Pourtant cette distance ne l’empêche pas de les consulter à chaque fois qu’il a l’intention d’entreprendre quoi que ce soit «Il sont sacrés au vrai sens du terme. Il m’est impossible de faire un pas quelle que soit son importance sans avoir leur avis». Jalel ne peut pas imaginer que la vie puisse comporter un élément plus sacré que les parents. «Je connais toutefois beaucoup de gens qui maltraitent leurs parents. Mais pour mon cas, je ne pourrai jamais faillir à mon devoir envers eux. Ils sont au-dessus de tout», dit-il. Certes, Olfa Belhédi ne discute pas le statut sacré des parents. Mais elle évoque sa mère en particulier. «Je suis sûre que la majorité des gens considèrent la maman comme étant l’être le plus sacré. Elle est vraiment unique dans l’existence de tous». Du même avis, Elyès Khadhraoui avoue qu’il n’est capable de faire de véritables sacrifices que pour sa mère. Il confie à ce propos : «C’est vrai que je suis encore jeune et je n’ai pas fondé une famille pour comprendre la valeur des enfants et d’une épouse. Mais même si j’accède à ce statut, ma mère sera toujours aussi sacrée qu’aujourd’hui. Je n’accepte aucune discussion à ce sujet». Par ailleurs, on trouve beaucoup d’autres jeunes qui révèlent leur soumission totale à la loi des études, du travail, de l’art ou de l’amour. C’est au fait ce qu’ils considèrent de plus sacré. Mariem Belkhir est connue dans son entourage pour son sérieux dans ses études. Pour le moment, elle est en 3ème année secondaire. «Je ne peux pas concevoir ma vie sans études. Personne ne me passe à l’être. Mais depuis mon enfance, je respectais le rituel quotidien des devoirs», dit-elle. Ce qui fait que Mariem est aujourd’hui si attachée à ses études. Elle le sera sans doute pendant son cursus universitaire. Elle sait à ce propos qu’elle fera des études de médecine. «Et ce sera la même chose par la suite dans ma vie professionnelle. Mon boulot sera sacré». Quant à Mohamed Amine Dridi, il ne s’imagine pas sans l’art et l’amour qui «représentent toute l’humanité». Côté art, il est accro de toutes les musiques où il y a de la recherche. Et côté amour, il dit tout simplement «Même les animaux s’aiment» histoire de montrer comment ce sentiment est indispensable. «J’ai déjà failli faire des sacrifices pour l’amour et je n’hésiterai pas à le faire si la partenaire le mérite», confie-t-il. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com