Rencontres chorégraphiques de Carthage : Danseurs et fiers de l’être!





C’est grâce à Syhem Belkhodja et évidemment à la volonté d’une pléiade de nos chorégraphes que la danse en Tunisie a enfin retrouvé ses lettres de noblesse. Voilà avec la 4ème édition des Rencontres Chorégraphiques de Carthage qu’on avoue notre passion pour la danse à haute voix. Je suis danseur et fier de l’être! Dans une ambiance bon enfant et en présence d’un bon nombre de danseurs et de danseuses de différentes écoles artistiques, Syhem Belkhodja, fondatrice et organisatrice de ces rencontres, a donné une conférence de presse au Théâtre Municipal. L’occasion est la tenue de la 4ème édition du printemps de la danse. “Je suis très émue, très contente qu’on continue à organiser ce festival et d’accueillir des danseurs du monde entier. Tunisiens, Libanais, Marocains, Français, Suisse, Belges … des danseurs de tous les horizons qui seront parmi nous durant ce festival. Trente journalistes étrangers suivront avec le grand public les différents spectacles qui marquent cette 4ème session”, souligne Syhem Belkhodja avec beaucoup d’humour. Le premier contact avec le programme de ce festival, un avant-goût dit-on, sera avec un extrait de “The vile parody of adress” donnée par la compagne Forsythe (Allemagne). “C’est un spectacle basé sur l’improvisation qu’on retravaille depuis des années, il est à mi-chemin entre deux langages: le classique et le contemporain”, explique les deux danseurs Fabrice Mazliah et Jane San Martin qui ont pris part à cette conférence. L’un des moments forts des Rencontres Chorégraphiques de Carthage prévue pour la période allant du 30 avril au 8 mai est l’exposition de photos de Jean Babilée. Des photos en couleurs et d’autres en noir et blanc signées par Zapo Babilée retracent quelques moments émouvants de la création et des répétitions lors des cours de danse que donne ce maître, à savoir Jean Babilée. La 4ème édition de ce festival est celle des danseurs tunisiens par excellence. Pour Imed Jemaâ, le jeu en vaut la chandelle. “Avec ce spectacle de Hip-hop que je présente avec des danseurs de la rue, ce qu’on appelle Break-dance, je retrouve mes origines. Ce spectacle est un mélange où je mets un brin de Hip-hop avec un zeste de Break-dance”, note Imed Jemaâ. Quant à Nawel Skandrani, qui participe à ces rencontres chorégraphiques avec une chorégraphie intitulée “Les étoiles filantes meurent en silence”, elle a tenu à souligner les difficultés que trouvent les danseurs tunisiens jusqu’à aujourd’hui en l’absence des maisons de danse, des centres et même des aides à la production. “Malgré tout, nous sommes ici et on continue à danser”, dit-elle. Plusieurs espaces accueilleront ces compagnies de danse venant des quatre coins du monde. Espace Ness El Fen, Théâtre El Menzah VI, Théâtre Municipal, Théâtre El Hamra… Demandez le programme! Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com