Rencontres Chorégraphiques de Carthage : Pour un corps libre et libéré!





Danser, c’est s’interroger sur une multitude de problématiques. Avec ce corps, ils tissent des histoires et racontent des maux. Entre Salia Nï Seydou (Burkina Faso) et le duo Fattoumi-Lamoureux (France), c’est l’identité qui est mise en question. Ils dansent pour se libérer, pour briser ces chaînes d’ordre social, culturel… et même psychologique. Ils bougent dans tous les sens pour mettre de l’ordre dans une société désordonnée, souffrante. La nouvelle édition des Rencontres Chorégraphiques de Carthage a choisi de continuer sur sa lancée en présentant des compagnies qui ont opté pour l’apologie du corps pour s’exprimer. Deux rendez-vous ponctuent cette journée d’ouverture du “Printemps de la danse”. C’est à l’Espace le 4ème art que les passionnés du discours corporel découvriront, à partir de 18h00, l’Afrique dans sa facette la plus gaie, sympathique et surtout vivace. “C’est-à-dire…” tel est l’intitulé du spectacle que présente la Compagnie burkinabé Salia Nï Seydou ce soir. Le duo africain Seydou Boro et Salia Sanou nous invite à un voyage doux et violent à la fois. C’est à Seydou Boro avec sa guitare de dire et de s’exprimer. “C’est-à-dire…”, une expression que le corps libère et où l’artiste vit doublement ces moments entre la souffrance pour se libérer et la joie d’être enfin libre. Après ce voyage, purement africain, Syhem Belkhodja nous invite à goûter au charme d’un duo tuniso-français: Héla Fattoumi et Eric Lamoureux. Sur les notes du ûd du jeune musicien plasticien Samir Joubran, Fattoumi-Lamoureux s’interrogeront sur le concept de l’identité. C’est à Philippe Chosson, Hafiz Dahou, Héla Fattoumi, Anne Foucher, Eric Lamoureux, Laura Simi et Mustapha Ziane de raconter cette histoire dont la chorégraphie porte la signature de Fattoumi-Lamoureux. Passionnante histoire à découvrir à partir de 20h00, au Théâtre Municipal. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com