Irak: Falloujah bis





les forces irakiennes s’affolent Les combats ont repris hier à Falloujah où des témoins ont rapporté des graves pertes chez la coalition. Cinq autres soldats irakiens sont morts dans un affrontement fratricide tandis qu’un militaire américain a été tué dans une attaque. Le Quotidien - Agences Des accrochages opposaient hier après-midi les forces de sécurité irakiennes à des insurgés à Falloujah, a indiqué une source du ministère de la Défense. “Il y a des affrontements entre l’armée et la police irakiennes d’un côté et les insurgés de l’autre, mais nous n’avons pas encore de bilan”, a indiqué cette source. Selon un journaliste, les accrochages avaient lieu dans le quartier de Jolan (nord de la ville) et le bruit d’armes automatiques était entendu depuis 13h30 locales (10h30 GMT). Il a précisé que le secteur est bouclé par la police irakienne qui empêchait les habitants de s’approcher. Un responsable d’un centre de santé dans le quartier Jolan, Abbas Ahmad, a indiqué que quatre soldats irakiens avaient été tués, mais le ministère de la Défense n’a pas confirmé ce bilan. Il a ajouté avoir vu de nombreux véhicules américains et des pick-up de l’armée irakienne dans les rues ainsi que de nombreux soldats. * Combats fraticides Sur le plan de la sécurité, «trois soldats et deux policiers ont été tués, et huit policiers blessés dans des affrontements fratricides, vers midi à al-Rabiyah, à la frontière avec la Syrie, à 130 km à l’ouest de Mossoul», a déclaré le général Ahmed al-Jebouri, chef de la police de Mossoul. D’après lui, les soldats ont attaqué les policiers par erreur, pensant qu’il s’agissait d’insurgés. Le docteur Mahan Kassem, de l’hôpital central de Mossoul, a confirmé le bilan policier en précisant que quatre des blessés étaient grièvement atteints. D’autre part, un soldat américain a été tué avant-hier soir dans une attaque à Bagdad, a annoncé hier un porte-parole militaire américain sans plus de détails. Une source du ministère de l’Intérieur a affirmé qu’un soldat américain, qui se trouvait sur le toit d’un poste de police, a été sérieusement blessé par la chute d’obus à Doura, un quartier à l’entrée sus de Bagdad mercredi soir. Enfin, aucune nouvelle information n’a filtré hier sur les circonstances d’une attaque mardi des commandos de la police irakienne contre un camp présumé de rebelles au nord de Bagdad. La police irakienne appuyée par les forces américaines avait affirmé mercredi avoir anéanti un camp d’entraînement de la guérilla au nord de Bagdad et tué 85 résistants. Mais un journaliste de l’AFP qui s’est rendu sur place a constaté que les insurgés y étaient toujours présents, l’un d’eux affirmant que les résistants avaient perdu seulement 11 hommes. * Les négociations piétinent Les négociateurs kurdes et chiites ont tenu une réunion restreinte hier après-midi, selon Maryam al-Rayes, membre de la délégation de l’Alliance irakienne unifiée (AUI, chiite). «La délégation kurde ne comprend pas tous les membres, certains sont encore au Kurdistan, et Hosyar Zebari (ministre des Affaires étrangères sortant) n’est pas revenu d’Alger», où il a participé au Sommet de la Ligue arabe, a dit al-Rayes. Les 77 Kurdes élus à l’Assemblée nationale se sont réunis hier matin à Erbil, selon un député qui a requis l’anonymat. Il a expliqué que cette réunion «visait à expliquer aux députés la teneur de négociations menées avec les chiites». Selon al-Rayes, la délégation chiite «va demander au chef de l’Assemblée nationale, le doyen cheikh al-Fayadh, élu sur la liste chiite, de fixer aujourd’hui la tenue de la deuxième session» du parlement. L’Assemblée nationale issue des élections du 30 janvier a tenu le 16 mars une séance purement protocolaire. Elle doit se réunir pour désigner son président, et surtout le Conseil présidentiel de trois membres qui sera chargé de choisir à l’unanimité un Premier ministre. Mais selon Haidar al-Mussawi, un membre du Congrès national irakien (CNI) du chiite laïc Ahmed Chalabi, «les négociations se poursuivent et iront probablement au delà de la réunion du Parlement de samedi ou dimanche». Les pourparlers pour la formation du gouvernement «pourraient prendre encore une semaine» selon cette source.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com