Libération des Bulgares : Tripoli rectifie le tir





Tripoli-AFP Tripoli a démenti hier que le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, ait annoncé mercredi devant le Sommet arabe d’Alger son refus de faire libérer les 5 infirmières bulgares condamnées à mort en mai 2004 par un tribunal de la ville libyenne de Benghazi. Le colonel Kadhafi a dénoncé l’ “injustice et l’inégalité des critères” lorsqu’il s’agit de ressortissants occidentaux et de personnes originaires de pays en développement, a déclaré une source du ministère de l’Information, soulignant toutefois que le dirigeant libyen n’avait pas dit qu’il ne ferait pas libérer les infirmières. Selon les extraits du discours prononcé à Alger et diffusé par la télévision libyenne, le colonel Kadhafi a déclaré : “Les Bulgares qui ont tué nos enfants : je jure que des responsables occidentaux viennent réclamer leur libération et affirment vouloir les amener avec eux maintenant”. “Nous leur avions dit que le jour où le tribunal avait condamné à mort les infirmières, des manifestations de soutien ont eu lieu à Benghazi. L’Occident nous a alors dit : l'opinion de votre peuple ne nous intéresse pas, comme pour dire que nos peuples sont des moutons et que nous n’avons pas d’opinion publique”, a-t-il ajouté. Ces infirmières et un médecin palestinien ont été condamnés à mort en mai 2004 par un tribunal de Benghazi qui leur reprochait d’avoir infecté avec le virus du sida 380 enfants, provoquant la mort de 46 d’entre eux, alors qu’ils exerçaient dans un hôpital de cette ville du nord de la Libye. A l’époque, le Commission européenne s’était dite “extrêmement préoccupée et profondément déçue” par ce verdict, que Washington avait qualifié d’ “inacceptable”.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com