Bizerte : Un garde forestier inculpé de pot-de-vin





On a toujours joué au chat et à la souris du côté des bergers et des gardes forestiers. C’est qu’il n’y a pas meilleur endroit pour faire paître ses bêtes que la forêt. Pourtant, il s’agit d’une réserve protégée par la loi qui stipule que la pâture est strictement interdite. Du coup, plusieurs dépassements ont eu lieu fréquemment, mettant en scène les mauvaises intentions des uns et l’égoïsme des autres... Tunis - Le Quotidien C’est un petit éleveur qui possède en tout et pour tout deux vaches et cinq chèvres. Alors pour les nourrir, il les conduit de temps en temps vers la forêt, même si cette action est interdite par la loi, raison pour laquelle, notre éleveur faisait toujours attention pour ne pas être pris par les gardes forestiers. Néanmoins, pour s’assurer du silence des gardiens, l’éleveur s’est arrangé avec l’un d’entre-eux à qui il versait de temps en temps de petites sommes d’argent qui ne dépasseraient pas les dix voire quinze dinars dans le meilleur des cas. En contrepartie, il pouvait toujours faire paître ses bêtes pendant les rondes de ce gardien. Et voilà que les choses allaient changer, et ce, le jour où le gardien en question avait besoin d’une importante somme d’argent pour achever la construction de sa maison. Ainsi, il s’est adressé au petit éleveur, lui demandant de lui remettre la somme de cinq cents dinars; le prix de toute la période de pâture illicite (une année). Il faut dire que cette somme était assez importante pour que le petit éleveur refuse cette offre. Un refus qui l’exposera à la colère du garde forestier, lequel est devenu, d’un seul coup, très vigilant, allant jusqu’à saisir le troupeau de l’éleveur. C’est ainsi que celui-ci a décidé d’aller tout raconter aux agents de la Garde nationale. Dès lors, les enquêteurs ont mis au point un plan pour vérifier ces informations. Ils ont demandé à l’éleveur de faire semblant en acceptant de donner la somme d’argent demandée par le gardien. Il faut dire que des agents ont été chargés de suivre cette transaction. Suite à quoi, l’éleveur a fixé un rendez-vous au gardien pour lui remettre la somme en question. Au moment de la remise de l’enveloppe, les agents sont intervenus pour arrêter le gardien. Conduit au poste, il a été soumis à un interrogatoire pendant lequel il a été confronté à l’éleveur avant de “craquer” et de passer aux aveux. Il a été ainsi inculpé d’accepter des pots-de-vin. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com