Deux mois après son investiture : Bush sur la corde raide





Le Quotidien-Agences La privatisation partielle du système de retraite par répartition, annoncée comme la réforme la plus importante du second mandat, n’a semble-t-il plus beaucoup de chance d’être adoptée par le Congrès, pourtant à majorité républicaine, et le président est au plus bas dans les sondages. Selon un sondage Gallup publié la semaine dernière, Bush n’est crédité que de 45% d’opinions favorables, soit son plus bas niveau depuis sa prise de fonction à la Maison-Blanche en janvier 2001. Il a perdu sept points depuis la dernière enquête d’opinion. Le pourcentage d’Américains mécontents de leur président a au contraire grimpé de cinq points pour s’établir à 49%. La marge d’erreur de ce sondage est de plus ou moins 3%. Selon les enquêteurs des instituts de sondages, les causes du déclin de la popularité du président américain tiennent pêle-mêle à l’augmentation du prix du carburant à la pompe et au scepticisme de plus en plus d’Américains après l'enlisement de la réforme sur le système de retraite. La poursuite des violences en Irak et la mort de soldats américains après les élections du 30 janvier ont également plombé la popularité du président Bush. Enfin, l’interventionnisme du gouvernement Bush dans l’affaire Terri Schiavo, cette Américaine de 41 ans plongée dans un coma végétatif depuis 15 ans et dont la justice a ordonné le débranchement du tube d’alimentation, a agacé une partie de l’opinion attachée au principe de séparation des pouvoirs entre exécutif et judiciaire. Une étude d’opinion, réalisée la semaine dernière pour CBS News, a montré que 82% des personnes interrogées se déclaraient opposées aux initiatives prises par le Congrès et par le président pour sauver Terri Schiavo, devenue le symbole d’une bataille juridique et surtout politique entre partisans et adversaires de l’euthanasie. Bush a clairement choisi son camp. Il a écourté ses vacances de Pâques dans son ranch du Texas pour rentrer à Washington d’urgence et promulguer la loi, votée spécialement par le Congrès, autorisant la justice fédérale à faire réalimenter Terri Schiavo. Mais toutes les pressions sur les tribunaux fédéraux et sur la Cour suprême ont été jusqu’à présent inutiles. Selon une large majorité d’Américains, l’intervention in extremis du président Bush et du Congrès pour empêcher le débranchement du tube d’alimentation de Terri Schavo tenait plus d’un calcul politique que de considérations éthiques.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com