Arbitrage : Et si on changeait de … mentalité





Toujours et en pareille période de chaque saison footballistique, on évoque de plus en plus les sujets inhérents à l’arbitrage. Ceci s’explique bien sûr par les intérêts accrus des clubs et l’importance de l’enjeu, car à pareille période c’est la course pour l’octroi des titres ou la lutte pour le maintien et ceci dans toutes les divisions. A cet effet, c’est toujours un seul homme qui paye les frais, il s’agit du président de la commission fédérale de l’arbitrage qui doit assumer la responsabilité. Or dans le contexte actuel Bennaceur, (actuel président de la CFA) se trouve dans une situation peu enviable. Car non seulement il doit assumer la responsabilité des erreurs des hommes en noir, mais aussi et c’est justement là que le bât blesse, Ali Bennaceur est devenu une cible privilégiée des critiques de tout genre, à tel point que l’on ressent que sa tête est mise à prix. D’ailleurs, bien avant Bennaceur, d’autres présidents de la CFA avaient connu le même calvaire et on cite entre autres Younès Selmi et Naceur Kraïem où à présent on évoque leurs noms avec beaucoup d’égard, mais ironie du sort, ce sont ceux qui les avaient «matraqués» qui les défendent à l’heure actuelle. Certes Bennaceur ne peut être exempt de tout reproche, mais au moins il a le mérite d’avoir assaini un milieu plein d’intrus et d’intervenants suspects et qui se sont enrichis grâce à l’arbitrage. Et c’est peut-être pour cela qu’il fait l’objet d’une certaine campagne; son tort aussi, c’est qu’il n’est pas ouvert au dialogue, mais ceci n’explique pas le fait qu’il connait le milieu pour avoir accompagné son fils des années durant sans être responsable; «cette escorte» lui a permis de découvrir les dessous malsains et par conséquent il a préféré prendre ses distances vis-à-vis de tout le monde, et là, c’est son droit même si le responsable qu’il est devrait au moins organiser une conférence de presse tous les trois mois pour défendre ses idées et les mettre au clair. Autre fait reproché à Bennaceur c’est celui d’avoir favorisé son fils Kacem qui, il faut le reconnaître, possède des qualités insoupçonnables et aurait connu une telle ascension même plus tard et puis il y a au fond de chacun des mortels un côté affectif qu’on ne peut nier. Bref, Bennaceur comme nous l’avons cité, n’est pas exempt de tout reproche. D’ailleurs, et à ce propos l’intéressé devrait peut-être voir du côté de certains de ses collaborateurs qui ne jouissent pas de la confiance de tout le monde. L’arbitrage est encore malade, mais non pas sur le plan de la compétence ou de l’aspect technique, mais plutôt en raison d’une certaine mentalité qui porte toujours préjudice à autrui. Enfin il viendra certainement le jour où Bennaceur quittera la CFA et on verra que son successeur connaîtra le même sort et fera l’objet des mêmes critiques ou presque. Mohamed Ali FERCHICHI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com