Poursuite des combats entre rebelles et armée : Le Yémen au bord de la guerre civile





• Bilan des dernières 48 heures : 36 morts Les combats entre forces gouvernementales et rebelles se sont poursuivis hier dans le nord-ouest du Yémen, faisant depuis 48 heures au moins 36 tués dont six policiers, selon des sources sécuritaires et tribales. Le Quotidien-Agences Plusieurs dizaines de personnes ont été également blessées lors de ces combats, dont l'un des chefs de guerre du mouvement islamiste zaidite des "Jeunes Croyants", Youssef Madani, l'un des hommes les plus recherchés par les autorités. Selon une source rebelle jointe par l'AFP, Madani a été légèrement blessé. Ces nouvelles victimes portent à au moins 101 le nombre de morts dans ces affrontements qui ont repris le 28 mars dans la province de Saada, entre l'armée yéménite et "les Jeunes Croyants", dont le chef Hussein Badr Eddin Al-Houti avait été tué en septembre 2004. Une source au sein des "Jeunes Croyants" a pour sa part déploré la mort de vingt de ses membres dans les affrontements de ces dernières 48 heures tandis que, selon des sources tribales, au moins 30 membres du mouvement zaïdite ont été tués. Six policiers ont également péri lors d'attaques à la roquette perpétrées avant-hier soir par les rebelles contre deux barrages de la police. Hier, les forces de sécurité qui bombardaient les repaires montagneux des rebelles ont avancé de quelque 25 kilomètres en direction de Wadi Nouchour, le principal repaire des rebelles situé à environ 50 km de la ville de Saada, où est retranché Badr Eddine Al-Houti, le père du prédicateur tué. Selon les autorités, la nouvelle rébellion est animée par Badr Eddine Al-Houti, une grande figure des Zaïdites. Cette secte chiite modérée est majoritaire dans le nord du Yémen, mais minoritaire dans l'ensemble du pays à majorité sunnite. Les rebelles sont conduits par le chef de guerre Abdallah Al-Razami, qui était le principal adjoint du prédicateur tué au terme de près de trois mois de combats qui avaient fait près de 400 morts. A l'époque, Razami s'était rendu aux autorités qui l'avaient ensuite remis en liberté, selon la presse. Les autorités s'emploient en outre à capturer Youssef Madani, blessé lors des derniers affrontements: lieutenant du prédicateur, il est "l'homme le plus recherché pour les attaques et les embuscades" contre des patrouilles ou barrages militaires. Razami et Madani sont avec Abdel Malak Badr Eddine al-Houti, frère du prédicateur tué, les principaux chefs de guerre du mouvement zaïdite. Par ailleurs, selon la source des "Jeunes Croyants", Ahmad Al-Daei, l'un des commandants des opérations sur le terrain, figure parmi les 20 rebelles tués lors des combats, au cours desquels les rebelles ont endommagé des véhicules militaires des forces de sécurité. L'agence officielle Saba, citant hier un responsable dans la province de Saada, rapporte que "les éléments rebelles sont encerclés dans plusieurs zones dans la région de Nouchour et sommés par les forces de sécurité de se rendre". Selon l'agence, "certains d'entre eux se sont rendus".


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com