Béja : Elle paie la “facture”… en nature





Propriétaire d’un lot de terrain dans une zone agricole, elle s’est vu refuser le permis de construire. Du coup, elle a usé de son charme pour s’assurer du silence de l’agent municipal, chargé d’appliquer le règlement relatif aux constructions anarchiques... Tunis - Le Quotidien Le rêve d’être propriétaire de son propre logement est le souci permanent de la grande majorité de nos concitoyens. Et comme il s’agit d’une entreprise qui nécessite beaucoup d’engagements et surtout beaucoup d’argent, il est difficile d’atteindre cet objectif sans faire des sacrifices et parfois des concessions. En témoigne cette affaire dont les protagonistes ne sont autres qu’une dame et un agent municipal accusés tous les deux d’adultère et d’abus de pouvoir. Mariée à un ouvrier, la dame avait fait l'acquisition d’un lot de terrain non viabilisé. De ce fait, elle s’est vu refuser à maintes reprises l’octroi d’un permis de construction, jusqu'au jour où elle a fait la connaissance d’un agent municipal chargé de surveiller les chantiers en cours et en particulier ceux qui se trouvent dans les zones non destinées à la construction. Elle fit part de ses déboires à l’agent lequel lui fit, à son tour, savoir qu’il pouvait l’aider en fermant les yeux sur ce qu’elle comptait faire. En d’autres termes, elle pouvait entamer les travaux sans permis de construire. Seulement, il fallait bel et bien payer le prix de ce petit service. C’est ainsi que la jeune dame avait compris qu’elle devait être assez généreuse pour récompenser l’agent municipal. Dès lors, elle a accepté de l’accompagner dans sa voiture afin d’aller prendre l’air dans une forêt située à quelques encablures de la ville de Béja. C’était l’occasion pour que la jeune dame récompense à sa juste valeur les efforts de l’agent et paye en nature le service qu’il venait de lui rendre. La dame pensait ainsi pouvoir entamer les travaux tout en fermant la parenthèse sur cette petite aventure extraconjugale. Seulement, il fallait faire face aux interminables invitations de l’agent qui, à chaque pierre posée, demandait de regoûter au corps de la jeune dame qui, n’en pouvant plus, avait informé son mari du harcèlement dont elle fait l’objet. L’époux qui a voulu régler cette affaire à l’amiable, ne s’attendait pas à ce que l’agent municipal lui divulgue une vérité des plus amères. Ce fut l’occasion d’engager une procédure judiciaire pour tirer toute cette affaire au clair. Après avoir gardé pendant longtemps le silence, l’épouse a fini par craquer avouant tout aux agents de la police. Elle a été inculpée d’adultère et l’agent municipal du délit d’abus de pouvoir. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com