Flash-back : L’éruption phénoménale du Hezbollah





Déjà avant l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais, Rafic Hariri et le déclenchement de la crise politique au pays du cèdre, les chroniques de la confrontation entre la résistance armée libanaise et l’armée israélienne avaient mis à l’évidence la force redoutable du Hezbollah. Qui plus est, le parti dont le président américain disait qu’il est “plus dangereux qu’Al Qaïda” a récemment investi les rues de Beyrouth avec plus d’un millier de manifestants. Qu’en est-il de cette éruption phénoménale du “Parti de Dieu” qui fait de lui une donne incontournable du contexte libanais actuel? En pleins feux de la Résistance Les événements de l’invasion de Beyrouth par les troupes israéliennes en 1982 sont à l’origine de la fondation du “Hezbollah”. L’on se souvient alors que cette invasion avait pour objectif d’en finir avec l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Après l’évacuation des soldats de l’OLP, l’horrible massacre de Sabra et Chatila est organisé et une détermination farouche à la Résistance à l’occupation du sud du Liban par Israël voit le jour. Ce fut là le contexte historique qui a entouré la création du Hezbollah le 6 juin 1982 à l’initiative des Pasdarans, gardiens de la révolution iranienne. Inspiré par la révolution iranienne et ancré dans le sud du Liban, où la communauté chiite est majoritaire, le Hezbollah devient rapidement la plaque tournante de la Résistance libanaise à l’occupation israélienne. Le 11 novembre 1982, le Hezbollah entreprend sa première opération-suicide contre le quartier général des forces israéliennes à Tyr. L’opération a fait 141 morts. Le 23 octobre 1983, deux opérations-suicide visent les contingents américains et français de la force multinationale à Beyrouth. 241 Marines américains et 58 Français sont tués. Les Américains décident alors de fuir le Liban. Né en pleins feux de la Résistance, le Hezbollah se fait remarquer par ses capacités militaires qui mettent à mal l’armée israélienne et l'obligent à se replier deux fois en 1982 et en 1985. Ni les bombardements massifs contre les villes et les villages libanais, ni l’exécution de civils et la torture largement pratiquée dans l’infâme prison de Khiam ne viennent à bout de la Résistance qui prend une allure générale et dépasse la communauté chiite. Le 22 octobre 1989, les accords de Taëf sont signés mettant ainsi fin à la guerre civile libanaise qui a duré de 1975 à 1990. A l’occasion des premières élections législatives libanaises post-guerre civile du 6 septembre 1992, le Hezbollah obtient 8 sièges sur 128. Le 24 mai 2000, les soldats israéliens plient armes et bagages et quittent le Liban. L'Etat hébreu essuie ainsi une défaite sans précédent. Abdelmajid HAOUACHI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com