Anouar Brahem : “Astrakan Café”, le nouveau et l’ancien, de retour!





Ce soir le public de l’Acropolium de Carthage a rendez-vous avec “l’Enfant prodige” de la musique et du jazz tunisien, Anouar Brahem, le magicien du Oûd, comme le surnomment ses fans, effectuera son retour avec le trio: “Astrakan Café”. Anouar Brahem est à la musique tunisienne ce que Miles Davis au jazz ou B.B. King au blues. Son parcours artistique et son rapport avec le jazz en Tunisie en témoignent. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si “l’enfant prodige” de la musique tunisienne a été sollicité pour animer la deuxième soirée de la première édition de “jazz à Carthage”. Parce que Anouar Brahem et son “Astrakan Café”, se sont toujours produits dans la catégorie des grands jazzmen. Et ce n’est pas non plus une surprise si elle est associée à de grands noms comme Julien Lourau, Steve Coleman, Johnny Griffin et la légendaire Barbara Hendricks. Le public retrouvera donc ce soir Anouar Brahem sous un nouveau ton, mais avec un style ancien. Un style ancien, parce que le magicien du Oûd présentera, pour la première fois en spectacle à Carthage, son album “Astrakan Café”, sorti en 2001. Hissé en tête des hit-parades du jazz, dans plusieurs pays d’Europe, “Astrakan Café” a été aussi classé numéro 1 des ventes jazz en Allemagne et a figuré parmi les disques “World” les plus diffusés par les radios européennes. Cet album a été également suivi, après sa sortie, d’une longue tournée qui a conduit Anouar Brahem et son trio dans de nombreux pays en Europe, aux Etats-Unis et au Moyen-Orient. Ce soir, le magicien du Oûd se produira avec la formule du trio. Il mettra en œuvre l’infinie musicalité qui l’a toujours habité, et ce, en compagnie de son compatriote, le Tunisien Lassaâd Hosni et le clarinettiste turc Barbaros Erkose. Maîtrise instrumentale, intense écoute mutuelle, compositions superbes marqueront, vaille que vaille, le récital de ce soir qui, certainement emboîtera le pas à son dernier album: “Le pas du chat noir”. Celui-là même qui avait enchanté le public de l’Acropolium de Carthage, le printemps dernier, lors d’un concert ayant marqué le retour de l’enfant du terroir sur la scène du théâtre romain, après plusieurs années d’absence. Ce retour continue d’ailleurs de se confirmer. Car Anouar ne veut pas se contenter uniquement d’animer la seule soirée. Il s’implique aussi dans la promotion du jazz en Tunisie, notamment à travers les “Master Class” et les “Jam session”. Mais le public l’attend surtout à travers le concert de ce soir au cours duquel il tentera de les faire découvrir “Astrakan Café”. Cet album qu’ils ont tant écouté, tant entendu, mais sans avoir suivi son spectacle. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com