Comportement Les jeunes sont-ils égoïstes ?





A entendre parler d’égoïsme, les jeunes avouent qu’ils sont plutôt du genre à partager avec les autres. Reportage et témoignages. Tunis - Le Quotidien De nos jours, plusieurs choses ont changé. On parle de certaines valeurs qui n’existent plus et d’autres qui n’ont plus le même sens. De par les intérêts des uns et des autres, on a l’impression que presque tout se calcule et se fait d’une manière intentionnelle, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Ainsi, on dit que les gens n’ont plus tendance à partager ni à agir par altruisme. C’est plutôt le temps de l’égoïsme qui règne. Entre les jeunes, les rapports n’en ont pas exception. Il semble que ce sont ces mêmes considérations qui déterminent leurs relations. Qu’en pensent-ils ? Il se trouve qu’ils défendent bien leur attachement aux bonnes valeurs malgré les tentations. Leïla Aouadi, étudiante en finances, est une personne qui partage tout. “Je n’ai pas de problèmes à partager de l’argent avec mes amies, notamment les plus intimes. Je peux même privilégier une amie avant de penser à moi. C’est mon caractère”. Seul le temps qu’elle passe avec son fiancé est sacré. Elle n’est pas prête à en discuter et donc à le partager avec quiconque “Je ne le fais ni avec d’autres personnes, ni avec son travail. C’est mon temps à moi”. Olfa Oueslati, étudiante aussi en finances et amie de Leïla, avoue qu’elle n’est pas du tout égoïste. Elle sourit en regardant Leïla et ajoute “Qui se ressemble s’assemble”. Elle dit à ce propos que ce qu’elle désire pour elle-même, elle le souhaite pour les autres. “Dès que quelqu’un me demande quelque chose, je ne peux pas la lui refuser”, dit-elle. Avec ce caractère, Olfa n’attend rien des autres. “Si je me mets à exiger même au fond de moi, une contrepartie, rien n’en vaudra alors la peine et chacun baissera les bras”. Sana Ferchichi a 21 ans, “Je sais que je ne suis pas égoïste”, dit-elle. Elle pense que l’égoïsme est un vilain défaut qu’elle rebute. “Je suis plutôt altruiste. Je ne ménage aucun effort en vue d’aider ou de soutenir quelqu'un. J’aime bien aussi partager avec les autres mes meilleurs moments ainsi que mes pires instants”. Cette jeune fille précise qu’elle puise ces principes dans nos valeurs arabo-musulmanes. “N’empêche qu’il existe réellement des personnes hypocrites qui ne méritent sincèrement pas autant”, ajoute-t-elle. Essayant d’expliquer les raisons qui peuvent être à l’origine de l’égoïsme, Sana met l’argent à l’index. “C’est lui qui sépare et qui fait des ennemis”, pense-t-elle. Partageant le même avis, Nassim Anane, commerçant, évoque également nos traditions et nos coutumes arabo-musulmanes. “Elles nous dictent le partage et l’altruisme qu’on le veuille ou pas. D’ailleurs, on est tous amené à partager tantôt peu et tantôt beaucoup avec les autres sans peut-être le réaliser”. Il estime, par ailleurs, que lorsqu’il s’agit d’une personne de la famille, la notion de partager peut atteindre le sacrifice. “Quand il s’agit d’un ami, c’est parfois en fonction de ce qu’il mérite”, dit-il. En tout cas, notre interlocuteur essaie toujours de se comporter d’une façon à être à la hauteur. “Franchement, je suis vraiment à cent pour cent altruiste”, conclut-il. Khaled Ridane est à ce propos formel: “Je n’aime pas qu’une personne me paie quelque chose et je m’en fous de la réciprocité. S’il y en a, tant mieux, sinon, tant pis”. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com