Affaire Florence Aubenas : Julia met Paris au pied du mur





Paris-Agences Le député français Didier Julia, appelé à l'aide par la journaliste Florence Aubenas enlevée en Irak, a posé ses conditions à son gouvernement. Il a exigé qu'il rende leur liberté d'action à ses collaborateurs pour lancer sa propre médiation. Julia a plus tard annoncé qu'il s'était entretenu à l'Assemblée nationale pendant une heure avec le chef de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services secrets français. Personnalité controversée, élu du parti au pouvoir UMP, se targuant d'avoir de nombreux contacts avec les anciens dirigeants irakiens et l'actuel pouvoir syrien, Julia a réclamé "la levée du contrôle judiciaire" sur ses deux collaborateurs pour "entrer en relation avec certaines personnalités irakiennes incontournables dans cette affaire". Cité trois fois par Florence Aubenas dans la vidéo diffusée mardi par les télévisions, Julia avait en septembre dernier, avec ses collabotrateurs Philippe Brett et Philippe Evanno, mené une tentative avortée de libération de deux autres journalistes otages, Christian Chesnot et Georges Malbrunot.Ces derniers ont finalement été libérés en décembre après plus de quatre mois de captivité. Les deux collaborateurs du député ont été mis en examen (inculpés) le 29 décembre pour "intelligence avec une puissance ou une organisation étrangère". Laissés libres sous contrôle judiciaire, ils ont interdiction de se rencontrer, de quitter le territoire français et d'entrer en contact avec Julia, selon ce dernier. Pour Didier Julia, "les ravisseurs veulent imposer par la voix" de la journaliste du quotidien Libération "un mode opératoire: sa médiation, sans en donner de raison".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com